Order No.:
Series
Y Ing. 1945 (2), 40
30 Nov. 1945
THESES
presented
To the Faculty of Sciences of the University of Paris
to obtain
The Degree of DOCTOR-ENGINEER
by
M. FELDENKRAIS
Graduate Engineer, E.S.P.
1st THESIS — On the measurement of very high voltages
from Van de Graaff type
electrostatic generators.
2nd THESIS — Propositions given by the Faculty.
| M. M. PAUTHENIER | President |
| Mme I. JOLIOT-CURIE | Examiners |
| M. R. LUCAS |
LIBRARY
OF THE UNIVERSITY
OF PARIS
SORBONNE
N° d'ordre:
Série
Y Ing. 1945 (2), 40
30. Nov. 1945
THESES
présentées
A la Faculté des Sciences de l'Université de Paris
pour obtenir
Le Grade d'INGENIEUR-DOCTEUR
par
M. FELDENKRAIS
Ingénieur Diplômé E.S.P.
1re THESE - Sur la mesure de très hautes tensions
des générateurs électrostatiques du
type Van de Graaff.
2e THESE - Propositions données par la Faculté.
| M. M. PAUTHENIER | Président |
| Mme I. JOLIOT-CURIE | Examinateurs |
| M. R. LUCAS |
BIBLIOTHEQUE
DE L'UNIVERSITÉ
DE PARIS
SORBONNE
FOREWORD
I take the liberty of asking the jury's indulgence on two points:
(1) This work was done at Paulliac, a small village in western Scotland; it was typed on an English typewriter by an Englishwoman. Thus a certain number of errors have been added to those for which I am myself responsible.
(2) This work has also lost some of its timeliness. The preparation of this thesis was, in fact, complete by the end of 1939. The present draft is a reconstruction made recently, in part from the publications in Comptes Rendus and the Journal de Physique et du Radium that I made in collaboration with my supervisors as the work progressed; and in part from scattered documents that I was able to recover. A fallible memory has done the rest.
Thus the present draft has neither the scope nor the careful documentation of the original work.
Part of the documentation that I had accumulated over several years of work was abandoned along with my belongings, of my own accord, in the following circumstances.
I left Bordeaux on 22 June 1940 under orders from the Ministry of National Education, by delegation from M. Merclor, Dean of the Faculty of Sciences of Bordeaux. I had orders to embark at Bayonne for England and to transport there three suitcases of secret documents from the Centre which he deemed essential to keep from inspection by the enemy, who was at the gates of the city.
The enemy advancing rapidly, I was only able to embark at St. Jean de Luz on the last boat. The captain's order was to leave all baggage and to embark persons only. In dramatic circumstances, thanks to the commander of the squadron escorting the boat, I managed to obtain an exception for the three suitcases.
Of my belongings abandoned on the coast, I kept only a briefcase containing documents that were, by fortunate chance, among the few pieces of baggage brought aboard at the last moment after the passengers had embarked.
I
AVANT PROPOS
Je me permets de demander l'indulgence du jury sur deux points:
(1) Ce travail a été fait à Paulliac, un petit village à l'ouest de l'Ecosse,
il fut dactylographié sur une machine anglaise par une anglaise. Ainsi un
certain nombre des fautes s'est ajouté à celles dont je suis coupable moi-même.
(2) Ce travail a aussi perdu de son actualité. La préparation de cette
thèse était, en effet, complète vers la fin de 1939. La présente rédaction est
une reconstruction faite récemment en partie, d'après les publications aux Comptes
Rendus et au Journal de Physique et du Radium que j'ai faites en collaboration
avec mes maîtres au fur et à mesure que le travail avançait; et en partie d'après
des documents épars que j'ai pu retrouver. Une mémoire faillible a fait le reste.
Ainsi la présente rédaction n'a ni l'ampleur ni la documentation soignée
du travail original.
Une partie de la documentation que j'ai accumulée au cours de plusieurs
années de travail fut abandonnée avec mes biens de mon propre gré dans les
circonstances que voici.
J'ai quitté Bordeaux le 22 Juin 1940 en ordre de mission du Ministère de
l'Education Nationale par délégation M. Merclor, Doyen de la Faculté des Sciences de
Bordeaux. J'avais ordre de m'embarquer à Bayonne pour l'Angleterre et y trans-
porter trois valises de documents secrets du Centre qu'il a cru essentiel de
soustraire à l'inspection de l'ennemi qui était aux portes de la ville.
L'ennemi avançant rapidement je n'ai pu m'embarquer qu'à St. Jean de Luz
sur le dernier bateau. L'ordre du capitaine était de laisser tout bagage et
d'embarquer des personnes seulement. J'ai réussi en des circonstances
dramatiques, grâce au commandant de l'escadrille escortant le bateau, de me voir
faite l'exception pour les trois valises.
De mes effets abandonnés sur la côte je n'ai gardé qu'une serviette conte-
nant des documents qui étaient par heureux hasard parmi les quelques bagages amenés
au dernier moment sur le bateau après que les personnes furent embarquées
I
complications and great subsequent difficulties.
Attached is a reproduction of the mission order in question.
Paris, 26th October, 1945.
UNIVERSITY OF BORDEAUX
FACULTY
OF
SCIENCES
OFFICE OF THE DEAN
National Centre
for
Scientific Research
Bordeaux, 21 June 1940
Mission Order
Mr. FELDENKRAIS Moshé, British subject, collaborator of the National Centre for Scientific Research, and his family, shall proceed to Bayonne on 21 June 1940, to embark for England.
He shall transport documents intended for the Director of Scientific Research, and shall deposit them at the French Embassy in London.
In the event that he cannot embark, he shall join the group of laboratories at Toulouse.
The Minister of National Education
By delegation:
The Director,
71
complications et des grandes difficultés ultérieures.
Ci-joint une reproduction de l'ordre de mission en question.
Paris, le 26th. Octobre, 1945.
UNIVERSITÉ DE BORDEAUX
FACULTÉ
DES
SCIENCES
CABINET DU DOYEN
Centre National
de la
Recherche Scientifique
Bordeaux le 21 juin 1940
Ordre de Mission
Monsieur FELDENKRAIS Moshé, sujet britannique, collaborateur du Centre National de la Recherche scientifique, et sa famille, rejoindra Bayonne le 21 juin 1940, pour d'embarquer à destination de l'Angleterre.
Il transportera des documents destinés au Directeur de la Recherche Scientifique, et les déposera à l'Ambassade de France à Londres.
Au cas où il ne pourrait embarquer, il rejoindra le groupe de laboratoires de Toulouse
Le Ministre de l'Education Nationale
Par délégation:
Le Directeur,
71
III
TABLE OF CONTENTS
Page
INTRODUCTION ... ... ... 1
CHAPTER I Preliminaries ... ... 2
CHAPTER II Review of Methods for Measuring High
Voltages 5
CHAPTER III Spherical Pendulum Voltmeter ... 18
CHAPTER IV Rotary Voltmeter ... 25
CHAPTER V Electrostatic Valve ... 30
CHAPTER VI Work Method ... 32
CHAPTER VII The Use of CO$_2$ in High
Voltage Technology 37
CHAPTER VIII Conclusions ... ... 40
III
TABLE DES MATIERES
Page
INTRODUCTION ... ... ... 1
CHAPITRE I Préliminaires ... ... 2
CHAPITRE II Revue des Méthodes de mesure de hautes
tensions. 5
CHAPITRE III Voltmètre à pendule sphérique ... 18
CHAPITRE IV Voltmètre rotatif ... 25
CHAPITRE V Soupape électrostatique ... 30
CHAPITRE VI Méthode du travail ... 32
CHAPITRE VII L'emploi du CO$_2$, dans la technique de
haute tension 37
CHAPITRE VIII Conclusions ... ... 40
- 2 -
CHAPTER I
PRELIMINARIES
The voltages of large electrical networks are still mostly below 500 kV. Transmission voltages themselves are rarely measured directly. In insulation tests, voltages on the order of MV are used. The measurement of voltages on the order of 10 MV has become commonplace in nuclear physics laboratories. For the physicist, measuring voltages of this magnitude presents no great difficulties. Indeed, measuring the energies of accelerated ions, the X-ray spectrum, and methods borrowed from electron optics allow fairly precise values of the voltages employed to be obtained.
These methods have the disadvantage of not being practicable for continuous measurements. They are therefore most often used for calibrating more or less industrial apparatus.
After the discovery of artificial radioactivity, many hospitals have set up installations for the production of radioactive isotopes. The high voltages required also allow the production of highly penetrating X-rays.
The use of carbon tetrachloride¹), Freon, and other pressurized vapors allows the dimensions of high-voltage generating equipment to be reduced. The construction of large buildings that were formerly necessary to house such equipment being no longer indispensable, there are today many hospitals possessing portable apparatus for the production of high voltage.
Thus the measurement of very high voltages has become a more or less industrial necessity. Laboratory methods prove impractical:
1. because highly qualified personnel are indispensable,
2. results are not known until long after the measurement,
3. measurements are not continuous but taken at separate instants.
- 2 -
CHAPITRE I
PRELIMINAIRES
Les tensions des grands réseaux sont encore la plupart du temps inférieures à 500 KV. On mesure rarement les tensions de transport elles mêmes. Dans les essais d'isolement on emploie des tensions de l'ordre de MV. La mesure des tensions de l'ordre de 10 MV. est devenue chose courante dans des laboratoires de physique nucléaire. Pour le physicien la mesure des tensions de cet ordre ne présente pas de grandes difficultés. En effet, la mesure des énergies des ions accélérés, le spectre des rayons X et des méthodes empruntées à l'optique électronique permettent d'obtenir des valeurs assez précises des tensions employées.
Ces méthodes présentent l'inconvénient de ne pas être pratiquables pour des mesures continues. Elles servent alors le plus souvent pour l'étalonnage d'un appareil plus ou moins industriel.
Après la découverte de la radioactivité artificielle de nombreux hôpitaux ont aménagé des installations pour la productions des isotopes radioactifs. Les hautes tensions nécessaires permettent aussi la production de rayons X très pénétrants.
L'emploi du tétrachlorure de carbone1), du fréon et des autres vapeurs sous pression permet de réduire les dimensions d'appareils générateurs de haute tension. La construction de grands bâtiments qui étaient naguère nécessaires pour abriter des appareils de ce genre n'étant plus indispensable il y a aujourd'hui des nombreux hôpitaux possédant des appareils portatifs pour la production de haute tension.
Ainsi la mesure de très hautes tensions est devenue une nécessité plus ou moins industrielle. Les méthodes de laboratoire s'avèrent peu pratiques:
1. parce qu' un personnel très qualifié est indispensable,
2. les résultats ne sont connus que longtemps après la mesure,
3. les mesures ne sont pas continues mais pratiquées à des instants séparés.
- 3 -
Modern high-voltage generators are often of the Van de Graaff or Pauthenier type. The voltage in these devices is limited by leakage currents that increase rapidly with voltage. It is therefore essential that the voltage measuring device draw no power from the source. If this condition is not met, the device does not provide the service required of it.
Most common high-voltage measurement procedures are impracticable when dealing with an apparatus with sensitive output like the Van de Graaff. For besides the condition regarding power absorbed by the measuring device, which must here be rigorously observed, the measuring device must also not increase leakage by its presence. Indeed, the proximity of conductors increases leakage through corona discharge or invisible discharge as soon as their surface field exceeds a certain value.
If the grounded conductor has a point with radius of curvature r, it would need to be placed at a distance greater than d calculated as follows²). The field at the surface of a sphere of radius R is $Q/R^2$, that at the point of the conductor is $Q/rd$. For the latter to be less than that of the sphere, we need:
$$rd > R^2 \quad \text{or} \quad d > \frac{R^2}{r}$$
We see then that d is very large, and if this condition were absolutely rigorous, giant buildings would be necessary to house a high-voltage apparatus. In practice, considerably smaller distances are tolerated because conditions are more favorable when conductors are near the walls.
Thus measuring devices must be placed far from the charged electrode and also sufficiently distant from the walls.
By rejecting methods that do not meet the conditions enumerated above, only a few methods remain to be considered. Among these are the sphere electrometer that we have used as a pendulum, Pauthenier's electrostatic valve, Kirkpatrick's rotary voltmeter, and the work method proposed by ourselves.
- 3 -
Les générateurs modernes de haute tension sont souvent du type Van de Graaf ou Pauthenier. La tension dans ces appareils est limitée par les fuites qui croissent rapidement avec elle. Il est essentiel alors que l'appareil de mesure de la tension ne prenne pas de puissance à la source. Si cette condition n'est pas satisfaite l'appareil ne rend pas les services qu'on lui demande.
La plupart des procédés courants de mesure de haute tension sont impraticables quand il s'agit d'un appareil à débit sensible comme le Van de Graaf. Car en dehors de la condition de puissance absorbée par l'appareil de mesure qui doivent ici rigoureuse il faut encore que l'appareil de mesure n'accroisse pas les fuites par sa présence. En effet, le voisinage des conducteurs augmente les fuites par des aigrettes ou décharge invisible dès que leur champ superficiel dépasse une certaine valeur.
Si le conducteur à la terre présente une pointe à rayon de courbure r il faudrait le placer à une distance supérieure à d calculée de la façon suivante²). Le champ à la surface de la sphère de rayon R est $Q/R^2$, celui sur la pointe du conducteur est $Q/rd$. Pour que le dernier soit inférieur à celui de la sphère il faut que
$$rd > R^2 \quad ou \quad d > \frac{R^2}{r}$$
On voit alors que d est très grand et si cette condition était absolument rigoureuse des bâtiments géants seraient nécessaires pour abriter un appareil de haute tension. En pratique on tolère des distances notablement plus petites car les conditions sont plus favorables quand les conducteurs sont près des murs,
Ainsi les appareils de mesure doivent être placés bien loin de l'électrode chargée et aussi suffisamment éloignés des parois.
En rejetant les méthodes qui ne remplissent pas les conditions énumérées plus haut il ne reste que peu de méthodes à considérer. Parmi celles-ci est l'électromètre à sphère que nous avons employé comme un pendule, la soupape électrostatique de Pauthenier, le voltmètre rotatif de Kirkpatrick et la méthode de travail proposée par nous-même.
- 4 -
The construction of the apparatus and the comparative study of these various methods is the subject of the present work.
At the time of commissioning the Van de Graaff built and installed in the laboratory by M. Joliot at the laboratories of the École Spéciale des Travaux Publics at Cachan, the capillary operation of the apparatus led to the discovery of the effect of carbon tetrachloride on the breakdown voltage of air and its consequences¹). This discovery allows a notable increase in voltage. It was quickly followed, as we shall explain later, by the discovery of a whole series of vapors having the same effect, and in particular Freon. This discovery was made in the course of our work for the present thesis, which is why we permit ourselves to discuss it in some detail in the final pages.
- 4 -
La réalisation des appareils et l'étude de comparaison de ces
graves méthodes est l'objet du présent travail.
au moment de la mise au point du Van de Graaff construit
et mis au laboratoire par M. Joliot aux laboratoires de l'Ecole spéciale des Travaux Publics à
Cachan, le capillaire fonctionnant de l'appareil a conduit à la découverte
de l'effet du tétrachlorure de carbone sur la tension de rupture de l'air et
les suites 1). Cette découverte permet un accroissement notable de la
tension. Elle a été rapidement suivie, comme nous l'exposons plus , par la
découverte de toute une série de vapeurs ayant le même effet et en particulier
du fréon. Cette découverte a été faite au cours de notre travail pour la
présente thèse c'est pourquoi nous nous permettons d'en parler avec quelques
détails dans les dernières pages.
- 5 -
CHAPTER II
Review of Methods for Measuring High Voltages
The methodical classification of the different methods for measuring high voltages is not easy. A. John⁵) and K. Drewinowski⁴) have reported on the current state of the question. A. Pellin has drawn up a still complete table according to the possibilities of use in regular service or demonstration.
It seems preferable and more useful to us to divide the set of measurement methods from the physical point of view into four fairly distinct parts:
I. Electrostatic methods.
II. Electrokinetic methods.
III. Electronic methods.
IV. Work methods.
I. Electrostatic methods can be subdivided into three series depending on whether the voltage is deduced from (a) the force of attraction, (b) the induced charge, (c) the electrostatic pressure.
(a) Force of attraction
Abraham voltmeter⁵) (Abraham, Villard)
" propagation time⁶) (Thomson)
" compressed gas⁷) (Pellin Frankel)
" Starck - Schröder⁸)
" sphere⁹) (Sorenson, Hnatek¹⁰), Feldenkrais)
Tait electrometer¹¹)
" Toeppler-Holtzwychaff¹²)
" ellipsoid¹¹) (Ejkman, Thornton¹²))
(b) Induced charge
Rotary voltmeter¹³) (Mathias, Kirkpatrick¹⁵))
(c) Electrostatic pressure
Boucheron pellet¹⁴)¹⁶).
II. Electrokinetic methods can also be subdivided into three series: (a) continuous flow of electricity, (b) intermittent flow, (c) voltage divider.
- 5 -
CHAPITRE II
Revue des méthodes de mesure de hautes tensions
La classification méthodique des différents méthodes de mesure
de hautes tensions n'est pas facile. A. John5) et K. Drewinowski4) ont
fait un rapport sur l'état actuel de la question. A. Pellin en a dressé
un tableau encore complet d'après les possibilités d'emploi dans un service
courant ou démonstration.
Il nous semble préférable et plus utile de diviser l'ensemble des
méthodes de mesure du point de vue physique en quatre parties assez
distinctes:
I. Méthodes électrostatiques.
II. Méthodes électrocinétiques.
III. Méthodes électroniques.
IV. Méthodes de travail.
I. Les méthodes électrostatiques peuvent se subdiviser en trois séries suivant
que la tension est déduite (a) de la force d'attraction, (b) de la
charge induite, (c) de la pression électrostatique.
(a) Force d'attraction
Voltmètre Abraham5) (Abraham, Villard)
" à temps de propagation6) (Thomson)
" à gaz comprimé7) (Pellin Frankel)
" Starck - Schröder8)
" à sphères9) (Sorenson, Hnatek10), Feldenkrais)
Électromètre Tait11)
" Toeppler-Holtzwychaff12)
" à ellipsoïde11) (Ejkman, Thornton12))
(b) Charge induite
Voltmètre Rotatif13) (Mathias, Kirkpatrick15))
(c) Pression électrostatique
Pastille de Boucheron14)16).
II. Les méthodes électrocinétiques peuvent aussi se subdiviser en trois
séries: (a) à écoulement continu d'électricité, (b) à écoulement intermittent,
(c) diviseur de tension.
- 6 -
(a) Continuous flow
Ionic wind voltmeter$^{17)}$ (Thornton)
" corona effect$^{18)}$ (Whitehead)
" effluve tube$^{19)}$ (Palm, Ryall$^{20)}$)
" limiting current$^{21)}$ (Kempster)
(b) Intermittent flow
Klydonograph$^{22)}$
Point spark gaps
" sphere gaps
" needle gaps
" disc gaps.
(c) Capacitive voltage divider
" " " transformer type.
" " " resistance type.
III. Electronic Methods.
Braun tube
Kerr cell
Electron diffraction
X-ray spectrum
Ion acceleration.
IV. Work method.
- 6 -
(a) Ecoulement continu
Voltmètre à souffle ionique$^{17)}$ (Thornton)
" à effet couronne$^{18)}$ (Whitehead)
" à tube d'effluves$^{19)}$ (Palm, Ryall$^{20)}$)
" à courant limite$^{21)}$ (Kempster)
(b) Ecoulements intermittents
Klydonograph$^{22)}$
Eclateurs à pointes
" à sphères
" à aiguilles
" à disques.
(c) Diviseur de tension capacitif
" " " à transformateurs.
" " " à résistances.
III. Méthodes Electroniques.
Tube de Braun
Cellule de Kerr
Diffraction électronique
Spectre de rayons X
Accélération d'ions.
IV. Méthode de travail.
- 7 -
I. Electrostatic Methods
(a) Force of attraction.
The force of attraction or repulsion manifested between two surfaces subjected to a potential difference was used from the beginning for measuring the voltage between these surfaces. The electrical energy stored in the capacitor formed by the two surfaces is given by
$E = \frac{1}{2} C U^2$
$C$ being the capacitance of the system, $U$ the potential difference assumed constant between the two electrodes. It is known that if $dx$ designates an infinitely small translation of one of the plates in a direction $ox$, the projection onto $ox$ of the electric force $F$ acting on the plate is
$F = + \frac{dE}{dx} = \frac{1}{2} U^2 \frac{dC}{dx}$
We see that the force of attraction is proportional to the square of the voltage between the surfaces. It suffices to have simple geometric surfaces to be able to deduce the voltage in absolute units.
This is the principle on which the various electrometers or electrostatic voltmeters giving voltage in practical units are based.
Abraham-Villard Voltmeter
One of the oldest of these devices is that of Abraham-Villard⁵).
It consists of two circular electrodes with rounded edges placed concentrically facing each other on insulating frames, made of porcelain up to 50 kV, of Bakelite rods for higher voltages. These devices generally have a scale on the frame allowing the electrodes to be moved apart or closer together so as to adapt their spacing to the voltage to be measured. At the center of one of the electrodes is a small disc with folded edges that forms the moving element. It is this disc which, attracted by the opposite electrode, advances while tensioning a spring that will return it to zero when the effect of the voltage is removed. The displacements of this small disc,
- 7 -
I. Méthodes électrostatiques
(a) Force d'attraction.
La force d'attraction ou de répulsion se manifestant entre deux surfaces soumises à une différence de potentiel, fut utilisée dès le début pour la mesure de la tension entre ces surfaces. L'énergie électrique emmagasinée dans le condensateur formé par les deux surfaces en présence est donnée par
$E = \frac{1}{2} C U^2$
$C$ étant la capacité du système, $U$ la différence de potentiel supposée constante entre les deux électrodes. On sait que si $dx$ désigne une translation infiniment petite d'une des armatures suivant une direction $ox$, la projection sur $ox$ de la force électrique $F$ qui agit sur l'armature est
$F = + \frac{dE}{dx} = \frac{1}{2} U^2 \frac{dC}{dx}$
On voit que la force d'attraction est proportionnelle au carré de la tension entre les surfaces. Il suffit d'avoir des surfaces géométriques simples pour pouvoir déduire la tension en unités absolues.
C'est le principe sur lequel sont basés les différents électromètres ou voltmètres électrostatiques donnant la tension en unités pratiques.
Voltmètre Abraham-Villard
Un des plus anciens de ces appareils est celui d'Abraham-Villard(5).
Il est constitué par deux électrodes circulaires à bords arrondis placés concentriquement l'une en face de l'autre sur des châssis isolants, en porcelaine jusqu'à 50 KV, en tiges de bakélite pour des tensions supérieures. Ces appareils portent généralement une échelle sur le bâti permettant d'écarter les électrodes ou de les rapprocher de façon à adapter leur écartement à la tension à mesurer. Au centre d'une des électrodes se trouve un petit disque à bords rabattus qui forme l'équipage mobile. C'est lui qui, attiré par l'électrode d'en face, avance en tendant un ressort qui le ramènera au zéro quand l'effet de la tension est supprimé. Les déplacements de ce petit disque,
- 8 -
which for a given electrode spacing are conditioned only by the terminal voltage, are transmitted by a lever system to a needle indicating the voltage in kV. The advantage of this type of device is to give a direct and continuous reading. They measure DC voltages as well as AC voltages, for which they indicate the RMS value. But they are sensitive to stray fields, which limits their use to relatively low voltages (300 kV). Professor Pauthenier has shown that the use of the Abraham-Villard voltmeter encounters difficulties above 600 kV and considers that the voltmeter readings no longer correspond to the above formula once the air around the device can be considered ionized.
Starke-Schroeder Voltmeter
An appreciable improvement is the Starke-Schroeder device⁸) in which the moving part is shielded from stray fields and performs a rotation read by means of a sighting tube. It is built for 400 kV.
- 8 -
qui pour un écartement donné des électrodes ne sont conditionnés que par la
tension aux bornes, sont transmis par un système de leviers à une aiguille
indiquant la tension en KV. L'avantage de ce genre d'appareils est de
donner une lecture directe et continue. Ils mesurent les tensions continues
aussi bien que les alternatives dont ils indiquent la valeur efficace. Mais
ils sont sensibles aux champs parasites, ce qui limite leur utilisation à des
tensions relativement faibles (300 KV). M. le Professeur Pauthenier a montré
que l'emploi du voltmètre Abraham-Villard rencontre des difficultés
au-dessus de 600 KV. et estime que les indications du
voltmètre ne correspondent plus à la formule ci-dessus à partir du moment où
l'air autour de l'appareil peut être considéré comme ionisé.
Voltmètre Starke-Schroeder
Un perfectionnement appréciable est l'appareil Starke-Schroeder 8)
dans lequel la partie mobile est abritée des champs étrangers et effectue une
rotation lue au moyen d'un tube de visée. Il est construit pour 400 KV.
- 9 -
Generally.
Deyriale²⁹) proposed adding an auxiliary capacitor and Watan³⁰) a compressed gas capacitor to eliminate the influence of stray charges.
Sphere voltmeter - see Chapter III
Electrometers
Electrometers give in principle the value of the voltage in absolute units by weighing the force of attraction manifested between the two electrodes. They thus include a balance beam. Apart from numerous precision devices designed for the research laboratory such as the Pellat electrometer and others, mention should be made of the compressed gas plate electrometer reported by Pauth³¹). The device is contained in an iron tube with compressed gas and the force of attraction acting on the moving element is balanced by a weight, which allows it to be determined in absolute units. The device is more precise than the electrostatic voltmeter but takes longer to operate. It is built for 300 kV.
The voltage is deduced as follows: the balancing weight acts with force $mg$ equal to the force of attraction acting on surface $S$ on which there is an electric density $\sigma$, thus
$mg = 2\pi\sigma^2 S$
now the field between the two attracting surfaces separated by $d$ is
$E = \dfrac{V}{d} = 4\pi\sigma$
hence
$V = d\sqrt{8\pi mg/S}$
Kohlrausch Electrometer
Kohlrausch proposed³⁵) balancing the force of attraction on the moving element by a coil carrying a current. Knowing the characteristics of the coil, it suffices to measure the current flowing through it to know the force of attraction in electrical units. In reality the system is doubled: two pairs of electrodes and two pairs of coils are placed on the same beam. It is shown⁷) that this system has the advantage of adjusting the balance of the system solely by adjusting the current in the coils.
- 9 -
Généralement.
Deyriale(29) a proposé d'ajouter un condensateur auxiliaire et Watan(30) un condensateur à air comprimé pour éliminer l'influence des charges parasites.
Voltmètre à sphères - voir chapitre III
Electromètres
Les électromètres donnent en principe la valeur de la tension en unités absolues par un pesage de la force d'attraction se manifestant entre les deux électrodes. Ils comportent alors un fléau de balance. En dehors de nombreux dispositifs de précision conçus pour le laboratoire de recherches comme l'électromètre Pellat et autres, il faut mentionner l'électromètre à plaques à gaz comprimé signalé par Pauth(31). L'appareil est contenu dans un tube de fer à gaz comprimé et la force d'attraction s'exerçant sur l'équipage mobile est équilibré par un poids, ce qui permet de la déterminer en unités absolues. L'appareil est plus précis que le voltmètre électrostatique mais plus long à manipuler. Il est construit pour 300 KV.
La tension se déduit comme suit: le poids d'équilibrage agit avec la force $mg$ égale à la force d'attraction agissant sur la surface $S$ sur laquelle il y a une densité d'électricité $\sigma$ ainsi
$mg = 2\pi\sigma^2 S$
or le champ entre les deux surfaces d'attraction séparées de $d$ en est
$E = \dfrac{V}{d} = 4\pi\sigma$
d'où
$V = d\sqrt{8\pi mg/S}$
Electromètre Kohlrausch
Kohlrausch a proposé(35) d'équilibrer la force d'attraction sur l'équipage mobile par une bobine traversée par un courant. Connaissant les caractéristiques de la bobine il suffit de mesurer le courant qui la traverse pour connaître la force d'attraction en unités électriques. En réalité le système est doublé: deux paires d'électrodes et deux paires de bobines sont placées sur le même fléau. On démontre(7) que ce système a l'avantage de régler l'équilibre du système par le seul réglage du courant dans les bobines.
- 10 -
The measurement is more rigorous than in the previous device where manual intervention is necessary to obtain it. The device is enclosed in a compressed gas box at a pressure of about 15 kilograms. The manipulations are simpler than in the previous case and the precision better, but its price is very high. The cited author indicates a precision of 0.01% for 300 kV.
Ballistic Electrometer
The measurement method used by Thornton¹²)³²) is due to Bjerknes³¹). An ellipsoid of light metal the size of a match is suspended on a very long wire. The ellipsoid is placed between two flat, circular electrodes with rounded edges subjected to the voltage to be measured. The longitudinal axis of the ellipsoid is oriented in the direction of the uniform electric field. As a result of the action of this field, the ellipsoid is subjected to a torque that sets it in motion. It is shown¹³) that the number of oscillations of the ellipsoid per second $f$ is proportional to the field, and the driving torque to its square.
The voltage is deduced from the following formula
$$E=\frac{U}{d}=K\sqrt{n^2-n_0^2}$$
in which $E$ is the field intensity, $U$ the voltage, $d$ the distance between electrodes, $n$ the number of oscillations per second of the ellipsoid placed in the field, $n_0$ the number of oscillations of the ellipsoid outside the electric field.
The device gives RMS values of voltages in absolute units with a precision of 1/1000 according to the authors who used this method for measuring the ratio between electrostatic and electromagnetic units.
This device is generally used as a voltmeter, the device constant being determined once and for all with precision. It is known, moreover, as the ellipsoid voltmeter.
It can be used for voltages and currents of very short duration. Under the impulse of an instantaneous voltage, the ellipsoid must
- 10 -
La mesure est plus rigoureuse que dans l'appareil précédent où une intervention manuelle est nécessaire pour l'obtenir. L'appareil est renfermé dans une boîte à gaz comprimé d'une pression de 15 kilos environ. Les manipulations sont plus simples que dans le cas précédent et la précision meilleure, mais son prix est très élevé. L'auteur cité indique une précision de 0.01% pour 300 kV.
Électromètre balistique
La méthode de mesure utilisée par Thornton(12)(32) est due à Bjerknes(31). Un ellipsoïde en métal léger gros comme une allumette est suspendu sur un très long fil. L'ellipsoïde est placé entre deux électrodes planes, circulaires à bords arrondis soumises à la tension à mesurer. L'axe longitudinal de l'ellipsoïde est orienté dans la direction du champ électrique uniforme. Par suite de l'action de ce champ l'ellipsoïde est soumis à un couple qui le met en mouvement. Il est démontré(13) que le nombre d'oscillations de l'ellipsoïde en une seconde $f$ est proportionnel au champ, et le couple moteur a son carré.
La tension est déduite de la formule suivante
$$E=\frac{U}{d}=K\sqrt{n^2-n_0^2}$$
dans laquelle $E$ est l'intensité du champ, $U$ la tension $d$ la distance entre électrodes, $n$ le nombre d'oscillations par seconde de l'ellipsoïde placé dans le champ, $n_0$ le nombre d'oscillations de l'ellipsoïde en dehors du champ électrique.
L'appareil donne les valeurs efficaces des tensions en unités absolues avec une précision de 1/1000 d'après les auteurs qui ont utilisé cette méthode pour la mesure du rapport entre unités électrostatiques et électromagnétiques.
Cet appareil est généralement utilisé comme voltmètre, la constante de l'appareil étant déterminée une fois pour toutes avec précision. Il est connu, d'ailleurs, sous le nom de voltmètre à ellipsoïde.
Il peut être utilisé pour des tensions et des courants de très courte durée. Sous l'impulsion d'une tension instantanée l'ellipsoïde doit
- 11 -
through an angle that is a function of the product of the driving torque and the time of its application. By determining the shock time, one can deduce the voltage and current, knowing the characteristics of the circuit.
(b) Induced charge, see Chapter IV.
(c) Electrostatic pressure, see Chapter V.
- 11 -
d'un angle qui est fonction du produit du couple moteur et du temps de son application. En déterminant le temps du choc peut déduire la tension et le courant, en connaissant les caractéristiques du circuit.
(b) Charge induite, voir chapitre IV.
(c) Progression électrostatique, voir chapitre V.
- 12 -
II Electrokinetic Methods
(a) Continuous Flow
Ionic wind voltmeter¹⁷)
A heated electrode constitutes one of the branches of a Wheatstone bridge. The presence of a high voltage produces an "ionic wind" cooling the heated wire; its resistance changes and the bridge is no longer balanced. The deflection of the bridge galvanometer is used to indicate the voltage. The system is especially sensitive for indicating the voltage at which cooling begins to act. This device is also used to measure alternating voltages, but obtaining precise results becomes delicate.
Corona effect voltmeter¹⁸)
The appearance of corona discharge on a wire stretched in a cylinder depends on voltage and pressure according to Paschen's law. To measure a voltage, the pressure is lowered until the discharge appears. It can be detected visually, or more precisely by a galvanometer in series with a battery, this circuit being broken inside the cylinder. When the discharge triggers, the air is ionized and the break becomes conductive, and the triggering is observed on the galvanometer.
Effluve tube¹⁹,²⁰)
A tube filled with rare gas, neon or other, lights up at a very constant voltage. Palm and Ryall made use of such tubes lighting up at about 200 volts by mounting them in parallel with a variable capacitor which is itself equipped with a voltage divider. The capacitor graduations can be made in kV.
Limiting current²²)
Toepler studied the transitions from one form of discharge to another in ambient air. He measured the intensity of the limiting current and the corresponding voltage. This method is used only in the laboratory.
(b) Intermittent Flow
Klydonograph²¹)
A metal point placed on an insulating plate covering a
- 12 -
II Méthodes Electrocinétiques
(a) A Ecoulement Continu
Voltmètre à souffle ionique(17)
Une électrode chauffée constitue une des branches d'un pont de Wheatstone. La présence d'une haute tension produit un "vent ionique" refroidissant le fil chauffé, sa résistance change et le pont n'est plus équilibré. La déviation du galvanomètre du pont est utilisée pour indiquer la tension. Le système est surtout sensible pour indiquer la tension où le refroidissement commence à agir. Ce dispositif est aussi employé pour mesurer des tensions alternatives mais l'obtention de résultats précis devient délicate.
Voltmètre à effet couronne(18)
L'apparition de la décharge par effet couronne sur un fil tendu dans un cylindre dépend de la tension et de la pression suivant la loi de Paschen. Pour mesurer une tension on fait baisser la pression jusqu'à l'apparition de la décharge. Elle peut être décelée à vue, ou plus précisément par un galvanomètre en série avec une batterie, ce circuit étant coupé à l'intérieur du cylindre. Lors du déclenchement de la décharge l'air est ionisé et la coupure devient conductrice et le déclenchement est observé au galvanomètre.
A tube d'effluves(19,20)
Un tube rempli de gaz rare, néon ou autre, s'allume à une tension bien constante. Palm et Ryall ont fait usage de tels tubes s'allumant à 200 volts environ en les montant en parallèle avec un condensateur variable qui est lui même muni d'un diviseur de tension. Les graduations du condensateur peuvent se faire en KV.
A Courant Limité(22)
Toepler a étudié les passages d'une forme de décharge à une autre dans l'air ambiant. Il a mesuré l'intensité du courant limité et la tension correspondante. Cette méthode n'est employée qu'au laboratoire.
(b) Ecoulement Intermittent
Klydonograph(21)
Une pointe métallique placée sur une plaque isolante couvrant une
- 13 -
metal plate allows one to observe partial discharges in the form of streamers at the point. The shape and dimensions of the streamers, often recorded on photographic plates, give an idea of the order of magnitude of the voltage between the point and the metal plate.
Sphere spark gaps$^{33,34)}$, needle gaps, disc gaps
A fairly complete study is published by Thornton$^{23)}$.
The International Electrotechnical Commission (IEC) has chosen sphere spark gaps as the standard method for measuring industrial high voltages, but there is not yet a general and infallible absolute method suitable for calibrating other methods.
This method of measuring high voltages presents indeed many disadvantages and sources of error.
1. Peek$^{35)}$ has shown that a much higher voltage is necessary to cause a discharge when the voltage is applied for a very short time than when it is applied for a long time. (With point or needle gaps, the difference can be twofold.)
2. The voltage is deduced from a more or less empirical formula (Peek's formula$^{34)}$). Calibrations performed in different laboratories give discrepancies of about 10%. Thus, in doubt, Peek's formula is still preferred.
3. The measurement is discontinuous; each reading requires a special operation modifying the spacing of the spheres until breakdown, which is generally irregular, and a repetition of the operation, which is tedious and, what is more serious, disturbs the phenomenon.
4. The triggering point can be eliminated by polishing the place where it occurs persistently. For precise measurements, they must be repeated until breakdown no longer has persistent preferred points.
5. When the distance between the spheres exceeds their diameter, corona introduces a new disturbance factor that can no longer be neglected, so that generally the distance of one diameter is not exceeded.
- 13 -
plaque métallique permettent d'observer sur la pointe des décharges partielles
sous forme d'aigrettes. La forme et les dimensions des aigrettes, souvent
enregistrées sur des plaques photographiques, donnent une idée de l'ordre de
grandeur de la tension entre la pointe et la plaque métallique.
Éclateurs à sphères$^{33,34)}$, à aiguilles, à disques
Une étude assez complète est publiée par Thornton$^{23)}$.
La Commission Électrotechnique Internationale (C.E.I.) a choisi les
éclateurs à sphères comme méthode standard pour la mesure de hautes tensions
industrielles, mais il n'existe pas encore de méthode absolue générale et
infaillible susceptible de servir à l'étalonnage des autres méthodes.
Cette méthode de mesure de hautes tensions présente en effet de
nombreux inconvénients et sources d'erreur.
1. Peek$^{35)}$ a montré qu'une tension beaucoup plus élevée est nécessaire
pour provoquer une décharge lorsque la tension est appliquée un
temps très court que lorsque elle est appliquée pendant un temps long.
(Avec des éclateurs à pointes ou aiguilles la différence peut être
du simple au double).
2. La tension est déduite d'une formule plus ou moins empirique (la
formule de Peek$^{34)}$). Les étalonnages effectués dans des laboratoires
différents donnent des écarts de 10% environ. Ainsi dans le doute
on préfère encore la formule de Peek.
3. La mesure est discontinue, chaque lecture nécessite une manœuvre
spéciale modifiant l'écartement des sphères jusqu'à l'éclatement qui
est généralement irrégulier et à une répétition de la manœuvre ce
qui est fastidieux et ce qui est plus grave, le phénomène est troublé.
4. L'amorçage peut être supprimé en polissant l'endroit où il se produit
avec persistance. Pour des mesures précises il faut les recommencer
jusqu'à ce que l'éclatement n'ait plus des points de prédilection
persistants.
5. Lorsque la distance entre les sphères est supérieure à leur diamètre,
les effluves introduisent un nouveau facteur de perturbation qui
n'est plus à négliger de sorte que généralement on ne dépasse pas la
distance d'un diamètre.
- 14 -
Noting further the dependence of these measurements on temperature, barometric pressure, humidity, and ionization, and the necessity of large spaces, one is led to reserve this method for insulation tests and other industrial methods, as it is a simple and robust apparatus. The new prescriptions of the Int. Elec. Congress 1935 are indicated in IEC publication No. 52. The new rules for use in America are published in E.E. 1936, p. 783.
(c) Voltage Dividers
Voltage divider devices are in common use in industrial practice. Voltages on the order of 250 kV do not present great difficulties. These devices obviously require indicators to read the voltage.
Capacitive dividers
Very low-loss capacitors are required. It is also necessary that strictly the same current flow through all elements in series. The use of a capacitive divider for DC voltage measurements is very difficult. The voltage tends to divide according to the resistance of the elements when the voltage reaches the DC value.
Resistance dividers³⁶)
In alternating current and beyond 150 kV, the capacitance of the coil, which increases with the dimensions and volume of insulation, takes on values that must be taken into account. Moreover, since the winding must be non-inductive, it becomes very expensive.
M. Joffé and M. Savel built a 3-meter long tube of an alcohol and xylol mixture with two platinum electrodes 15 cm apart on the grounded side. One-twentieth of the voltage should appear between the two electrodes. It was difficult to maintain the mixture uniform over the entire length of the tube. There were also leaks on the outside and the device was abandoned without insistence.
- 14 -
En signalant encore la dépendance de ces mesures de la température,
de la pression barométrique, de l'humidité et de l'ionisation et la nécessité
des grandes espaces on est amené à réserver cette méthode pour les essais
d'isolement et autres méthodes industrielles, car c'est un appareil simple et
robuste. Les prescriptions nouvelles du Congrès Elec. Int. 1935 sont indiquées
dans la publication C.E.I. No, 52. Les nouvelles règles d'usage en Amérique
sont publiées dans E.E. 1936, p. 783.
(c) Diviseurs de Tension
Des dispositifs diviseurs de tension sont d'usage courant dans la
pratique industrielle. Des tensions de l'ordre de 250 KV ne présentent pas
de grandes difficultés. Ces dispositifs nécessitent évidemment des indicateurs
pour lire la tension.
Diviseurs capacitif
Il faut des condensateurs à très faibles pertes. Il faut aussi que
le même courant, strictement, parcoure tous les éléments en série. L'emploi
d'un diviseur capacitif pour des mesures d'une tension continue est très
difficile. La tension a tendance à se diviser d'après la résistance des
éléments quand la tension atteint la valeur continue.
Diviseurs à résistances.36)
En courant alternatif et au delà de 150 KV, la capacité de la bobine,
qui croît avec les dimensions et le volume de l'isolement, prend des valeurs
dont on est obligé de tenir compte. De plus du fait que le bobinage doit être
peu inductif il devient très coûteux.
M. Joffé et M. Savel ont réalisé un tube de 3 mètres de longueur d'un
mélange d'alcool et de xylol avec deux électrodes en platine distants de 15 cm
du coté mis à la terre. Un vingtième de la tension devrait apparaître entre
les deux électrodes. Il était difficile de maintenir le mélange uniforme sur
toute la longueur du tube. Il serait aussi des fuites sur l'extérieur et le
dispositif fut abandonné sans insistance.
components of the incident vibration (wavelength $\lambda$) along the neutral lines, one has at the exit of the field:
$$\frac{\varphi}{\pi}=\frac{\delta}{\lambda}=B\ell E^2$$
a formula where $B$ designates the Kerr constant. Knowing $B$ and $\ell$ and measuring $\varphi$, one can consequently use an arrangement of this kind to measure the electric field $\vec{E}$.
sentes de la vibration incidente (longueur d'onde $\lambda$) suivant les lignes neutres,
on a à la sortie du champs:
$$\frac{\varphi}{\pi}=\frac{\delta}{\lambda}=B\ell E^2$$
formule où $B$ désigne la constante de Kerr. Connaissant $B$ et $\ell$ et mesurant $\varphi$
on peut par conséquent utiliser un montage de ce genre pour mesurer le champ
électrique $\vec{E}$ .
- 15 -
III Electronic Methods³⁷)
It is impossible to enumerate all electronic methods without immediately exceeding the modest limits of our work. The deflection of an electron beam by an electric and magnetic field has given rise to a large number of devices allowing the evaluation of the velocity of the beam electrons and thereby the voltage that produced this velocity or caused the deflection.
Let us note, however, a few methods used directly for voltage measurement or rather for calibrating measuring devices with linear characteristics.
Braun Tube
This is the prototype of the cathode ray tube. By applying an electric field, one obtains a deflection of the beam from which the velocity of electrons is deduced. The voltage is deduced as follows:
$V_e=\frac{m_0}{2}\times\frac{v^2}{\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}}$
V being the voltage, e the charge of an electron (1.60226 ± 0.00015) × $10^{-20}$ e.m.u. CGS, $m_0$ its rest mass (9.116 ± 0.002) × $10^{-28}$ g, C the speed of light and v the velocity of electrons.
Kerr Cell
Given an insulating liquid between parallel electrodes, the application of the electric field generally makes it birefringent; its neutral lines are respectively parallel and perpendicular to the electric field $\vec{E}$. If a light beam parallel to the plates and linearly polarized at 45° to the electric field is passed through the field of length $\ell$, the emerging beam is generally elliptically polarized, the axes of the ellipse being at 45° to the electric field. It is easy to measure with a quarter-wave plate the ratio $\frac{b}{a}=\mathrm{tg}\ \psi$ of the ellipse axes. Now if we call $\delta$ the path difference between the 2 compo-
Electron Diffraction
An electron beam undergoes diffraction when passing through a thin metal foil. By recording the diffraction rings on a film²⁸) one determines the wavelength and from this deduces the voltage traversed by the beam.
- 15 -
III Méthodes Electroniques 37)
Il est impossible d'énumérer toutes les méthodes électroniques
sans immédiatement sans dépasser les limites modestes de notre travail. La
déviation d'un faisceau électronique par un champ électrique et magnétique
a donné naissance à un grand nombre de dispositifs permettant l'évaluation
de la vitesse des électrons du faisceau et par cela même de la tension qu'a
produit cette vitesse ou engendrée la déviation.
Notons toutefois quelques méthodes employées directement pour la
mesure de tension ou plutôt pour étalonnage d'appareils de mesure a caractère-
istique linéaire.
Tube de Braun
C'est le prototype du tube à rayons cathodiques. En appliquant un champ
électrique on obtient une déviation du faisceau de laquelle on déduit la vitesse
des électrons. La tension se déduit de la façon suivante :
$V_e=\frac{m_0}{2}\times\frac{v^2}{\sqrt{1-\frac{v^2}{c^2}}}$
V étant la tension, e la charge d'un électron (1,60226 ± 0,00015),
$10^{-20}$ u.e.m. C.G.S. $m_0$ sa masse au repos (9,116 ± 0,002).$10^{-28}$g, C la
vitesse de la lumière et v la vitesse des électrons.
Cellule de Kerr
Étant donné un liquide isolant entre électrodes parallèles, l'application
du champ électrique le rend généralement biréfringent; ses lignes neutres sont
respectivement parallèle et perpendiculaires au champ électrique $\vec{E}$. Si on fait
traverser le champ de longueur $\ell$ par un faisceau lumineux parallèle aux armatures
et polarisé rectilignement à 45° du champ électrique, le faisceau émergent est en
général polarisé elliptiquement, les axes de l'ellipse étant à 45° du champ élec-
trique. Il est aisé de mesurer avec un quart d'onde le rapport $\frac{b}{a}=\mathrm{tg}\ \psi$ des
axes de l'ellipse. Or si on appelle $\delta$ la différence de marche entre les 2 compo-
Diffraction électronique
Un faisceau électronique subit une diffraction en traversant une lame
métallique mince. En enregistrant les anneaux de diffraction sur un film(28)
on détermine la longueur d'onde et l'on en déduit la tension traversée par le
faisceau.
- 26 -
X-ray Spectra
X-rays are emitted by any target struck by sufficiently fast electrons. The intensity of radiation increases with the number of atoms in the target. The hardness of radiation increases with the velocity of electrons striking the target. Thus the hardness of radiation, or more precisely the minimum wavelength found in the radiation, corresponds to the highest velocity acquired by the electrons, and this velocity is a function of the potential difference between the electron source and the target.
When fast electrons strike a target, two types of radiation are emitted. One has a continuous variation of wavelength whose extent and intensity are a function of the potential difference acting on the electrons in their path to the target, the lower wavelength limit depending only on the potential drop along the electron path. The other radiation has well-defined wavelengths characteristic of the target. This radiation appears only above a certain voltage value and is otherwise independent of it.
It is the smallest wavelength of the continuous spectrum that is used for voltage measurement. According to the Duane-Hunt law³⁹)
$$Ve = h\nu_{max.} = \frac{hc}{\lambda_{min.}}$$
V being the potential difference applied to the tube, $\nu_{max.}$ and $\lambda_{min.}$ the frequency and wavelength of the smallest observed wavelength.
The wavelength is determined in absolute value most precisely by the diffraction spectrum of a tangent grating with geometric period d. Reinforcements are obtained in directions $\phi$ according to the law
$$n\lambda = d(\cos\theta - \cos\phi)$$
$\theta$ being the angle of incidence and $\phi$ the angle of diffraction, n = 0, ±1, ±2, ±3 etc. $\theta$ and $\phi$ are very small. Since the cosines near unity vary very slowly, $\phi$ is appreciably different for various orders of the spectrum despite the enormous difference between d and $\lambda$. Howe's technique³⁸ᵃ) allows very fine and well-defined lines to be obtained.
- 26 -
Spectres de Rayons X
Des rayons X sont émis par toute cible frappée d'électrons suffisamment rapides. L'intensité des rayonnements croît avec le nombre d'atomes de la cible. La dureté du rayonnement croît avec la vitesse des électrons frappant la cible. Ainsi la dureté du rayonnement ou plus précisément la longueur d'onde minima trouvée dans le rayonnement correspond à la plus grande vitesse acquise par les électrons, or cette vitesse est fonction de la différence de potentiel entre la source d'électrons et la cible.
Lorsque des électrons rapides frappent une cible deux rayonnements sont émis. L'un a une variation continue de longueur d'onde dont l'étendue et l'intensité sont fonction de la différence de potentiel agissant sur les électrons dans leurs parcours vers la cible, la limite inférieure des longueurs d'onde uniquement dépendant de la chute de potentiel sur le parcours des électrons. L'autre rayonnement a des longueurs d'onde bien définies propres à la cible. Ce rayonnement n'apparaît qu'au dessus d'une certaine valeur de tension et est autrement indépendant d'elle.
C'est la plus petite longueur d'onde du spectre continue qui sert à la mesure de tension. D'après la loi Duane et Hunt39)
$$Ve = h\nu_{max.} = \frac{hc}{\lambda_{min.}}$$
V étant la différence de potentiel appliquée au tube, $\nu$ max. et $\lambda$ min. la fréquence et la longueur d'onde de la plus petite longueur d'onde observée.
La longueur d'onde est déterminée en valeur absolue de la manière la plus précise par le spectre de diffraction d'un réseau tangent de période géométrique d. On obtient des renforcements dans des directions $\phi$ d'après la loi
$$n\lambda = d(\cos\theta - \cos\phi)$$
$\theta$ étant l'angle d'incidence et $\phi$ l'angle de diffraction, n = 0, $\pm$ 1, $\pm$ 2, $\pm$ 3 etc. $\theta$ et $\phi$ sont très petits. Les cosines près de l'unité variant très lentement, $\phi$ est sensiblement différent pour des divers ordres du spectre malgré l'énorme différence entre d et $\lambda$. La technique de Howe38a) permet d'obtenir des lignes très fines et bien définies.
Overall summary
- 17 -
Among recent methods, only the following have actually been used for direct measurement of voltages exceeding one million volts, namely: the sphere voltmeter (Foster), the ellipsoid voltmeter (Thornton), sphere spark gaps, and the Klydonograph. All other methods require capacitive or resistive voltage dividers of which only a portion of about 250 kV is measured directly. There are two exceptions to this generalization: the Abraham-Villard voltmeter (500 kV) and Starke-Schäffner (500 kV).
For direct measurement of much higher voltages exceeding one million volts, and especially in the case of apparatus such as the Van de Graaff where spark gaps would discharge the apparatus just at the interesting moment and the Klydonograph is without practical use, one is led to consider only the sphere voltmeter, the rotary voltmeter, and the work method. All these methods can be used during operation of the apparatus without changing anything in its functioning. The electrostatic valve is a useful instrument for absolute calibration at high voltages.
No d'ensemble
- 17 -
Parmi les méthodes récentes, il n'y a que les suivants qui furent actuellement employées pour la mesure directe des tensions dépassant un million de volts, notamment: le voltmètre à sphères (Foster), le voltmètre à ellipsoïde (Thornton), éclateurs à sphères et le Klydonograph. Toutes les autres méthodes nécessitent des diviseurs de tension capacitifs ou résistifs dont une partie d'environ 250 KV seulement est mesurée directement. On trouve deux exceptions à cette généralisation, le Voltmètre Abraham-Villard (500 KV) et Starke-Schäffner (500 KV),
Pour la mesure directe des tensions beaucoup plus élevées dépassant un million de volts et spécialement dans le cas d'appareils tels que le Van de Graaf où les éclateurs déchargeraient l'appareil juste au moment intéressant et le Klydonograph est sans utilité pratique, on n'est amené à considérer que le voltmètre à sphères, le voltmètre rotatif et la méthode de travail. Toutes ces méthodes peuvent être employées pendant l'utilisation de l'appareil sans rien changer à son fonctionnement. La soupape électrostatique est un instrument utile pour un étalonnage absolu à des tensions élevées.
- 18 -
CHAPTER III
Spherical Balance Electrometer
Description of the apparatus (Fig. 1)
An aluminum sphere (B) into which is screwed a metal bar (D) carrying a small weight (P) whose displacement allows the assembly to be balanced on the suspension wire (f) constituting the essential part of the apparatus. The free end of the bar is extended by a silk thread placed on the rim of a bicycle wheel (C); a tared box (J) is suspended at the end of this thread. The quantity of water necessary to balance the apparatus in the vertical position of the suspension wire (f) of the assembly plus the weight of the box and its attachments represents the force of attraction exerted between spheres A and B.
To stabilize the damping of oscillations around the equilibrium position, box (J) is placed in another of slightly larger diameter (H). To make the damping more effective, box (J) is extended by a sheet metal cylinder welded to its base so as to increase the friction surfaces during displacement of the boxes. This is the classic device used by P. Curie in his balance.
The bicycle wheel is placed on its axle and carried by its fork mounted in a telescopic stand allowing adjustment of the height carrying the sphere and the weight-bearing wire horizontally.
An index fixed to the screw for tightening the small adjustment weight P gives the displacement from the equilibrium position. In practice, one seeks to bring the index to the zero mark in order to maintain the spacing between spheres A and B at the distance for which the calculations were made.
To ground sphere B, a very fine and flexible wire is clamped with the tightening screw of weight P to the bar; it is then unwound over a lateral guide arm and descends along the telescopic stand to a ground terminal.
Experience has shown that an aluminum sphere of 0.2 mm thickness was too light and too sensitive. The amplitudes were too large and too sudden. The force of attraction was indeed about 750 grams if we
- 18 -
CHAPITRE III
Electromètre à balance sphérique
Description de l'appareil (Fig. 1)
Une sphère en aluminium (B) dans laquelle est vissé une barre métallique (D) portant un petit poids (P) dont le déplacement permet d'équilibrer l'ensemble sur le fil de suspension (f) constituant la partie essentielle de l'appareil. L'extrémité libre de la barre est prolongée par un fil de soie placé sur la jante d'une roue de bicyclette (C), une boîte tarée (J) est suspendue au bout de ce fil. La quantité d'eau nécessaire pour équilibrer l'appareil dans la position verticale du fil de suspension (f) de l'ensemble plus le poids de la boîte et de ses attaches présente la force d'attraction qui s'exerce entre les sphères A et B.
Pour stabiliser l'amortissement des oscillations autour de la position d'équilibre la boîte (J) est placée dans une autre d'un diamètre légèrement supérieur (H). Pour rendre l'amortissement plus efficace la boîte (J) est prolongée par un cylindre en tôle soudé à sa base de façon à augmenter les surfaces de frottement pendant le déplacement des boîtes. C'est le dispositif classique utilisé par P. Curie dans sa balance.
La roue de bicyclette est placée sur son axe et portée par sa fourche montée dans un pied télescopique permettant de régler la hauteur portant la sphère et le fil porte-poids sur l'horizontale.
Un index fixé sur la vis permettant de serrer le petit poids de réglage P ; donne l'écartement de la position d'équilibre. Dans la pratique on cherche à amener l'index sur le repère zéro afin de maintenir l'écartement entre les sphères A et B à la distance pour laquelle les calculs ont été faits.
Pour mettre la sphère B au sol on serre un fil très fin et souple, avec la vis de serrage du poids P à la barre, il est déroulé ensuite sur un bras de guidage latéral et descend le long du pied télescopique vers une borne terre.
L'expérience a prouvé qu'une sphère en aluminium de 0,2 mm d'épaisseur était trop légère et trop sensible. Les amplitudes furent trop grandes et trop brusques. La force d'attraction était en effet de 750 grammes environ si nous
- 19 -
... were forced to increase the weight of the assembly to about 5 kilos to obtain oscillations sufficiently slow and of reasonable amplitude allowing easy and consistent readings. A shortening of the pendulum length would act in the same way, but would bring the platform with the suspension hook closer to the charged electrode.
Theory
The force of attraction that manifests between a charged sphere and another identical to it but grounded is proportional to the square of the applied voltage. It is Lord Kelvin, still William Thomson²,⁶) who indicated the manner of conducting the calculation to find the factor of this proportionality which is a function of the diameters of the spheres and the distance between them.
Here are the theoretical conditions arising from electrostatics that allow one to formulate and calculate the force of attraction between the spheres.
A point charge (q$_1$) distant from any other body produces at a point (S) distant by (r) a potential V such that:
$$V=\frac{q_1}{r}$$
This potential becomes zero for $r=\infty$. This is the only condition that the potential equation must satisfy in this case.
If one places the charge (q$_1$) near a metal sphere grounded, the potential equation must also satisfy the additional condition of giving an equipotential surface of zero potential at every point (S) on the sphere.
If one places the charge (q$_1$) near an isolated conducting sphere, the conditions to satisfy are that the potential at every point (S) on the sphere be constant and that the total induced charge on the sphere be zero.
Suppose a sphere (B) of center O and a point P where a charge (q$_1$) is placed.
On the line OP (see FIG. 2) joining point P to the center of the circumference O, one can find a point P' such that its distance $d$ from the center is
$$\frac{a}{d}=\frac{a}{f} \qquad \text{in other words} \qquad d=\frac{a^2}{f}$$
We thus have two triangles PSO and P'S'O in which
- 19 -
fûmes obligés d'augmenter le poids de l'ensemble jusqu'à 5 kilos environ pour obtenir des oscillations suffisamment lentes et d'amplitudes raisonnables permettant des lectures aisées et bien concordantes. Un raccourcissement de la longueur du pendule agirait dans le même sens, mais approcherait par là même le plafond avec le crochet de suspension de l'électrode chargée.
Théorie
La force d'attraction qui se manifeste entre une sphère chargée et une autre identique à elle mais mise au sol est proportionnelle au carré de la tension appliquée. C'est Lord Kelvin, encore William Thomson(2,6) qui a indiqué la manière de conduire le calcul pour trouver le facteur de cette proportionnalité qui est fonction des diamètres des sphères et de leur distance entre elles.
Voici les conditions théoriques découlant de l'électrostatique qui permettent de formuler et calculer la force d'attraction entre les sphères.
Une charge ponctuelle (q$_1$) éloignée de tout autre corps produit en un point (S) distant de (r) un potentiel V tel que :
$$V=\frac{q_1}{r}$$
Ce potentiel devient nul pour $r=\infty$. C'est là la seule condition que doit remplir l'équation du potentiel dans ce cas.
Si l'on place la charge (q$_1$) près d'une sphère métallique mise au sol, l'équation du potentiel doit aussi satisfaire la condition supplémentaire de donner une surface équipotentielle de potentiel zéro en tout point (S) sur la sphère.
Si l'on place la charge (q$_1$) près d'une sphère conductrice isolée, les conditions à satisfaire sont que le potentiel en tout point (S) sur la sphère soit constant et que la charge totale induite sur la sphère soit nulle.
Supposons une sphère (B) de centre O et un point P où est placée une charge (q$_1$).
Sur la ligne OP (voir FIG. 2) joignant le point P au centre de la circonférence O on peut trouver un point P' tel que sa distance $d$ au centre soit
$$\frac{a}{d}=\frac{a}{f} \qquad \text{autrement dit} \qquad d=\frac{a^2}{f}$$
On a ainsi deux triangles PSO et P'SO dans lesquels
- 20 -
$r'=\sqrt{a^2+f^2-2af\cos\theta}$
or $r'=\sqrt{a^2+d^2-2ad\cos\theta}$
replacing $d$ by its value $\dfrac{a^2}{f}$
$r'=\sqrt{a^2+\dfrac{a^4}{f^2}-2a\dfrac{a^2}{f}\cos\theta}$
$=\dfrac{a}{f}\sqrt{a^2+f^2-2af\cos\theta}$
hence $r'=\dfrac{a}{f}r$ or again $\dfrac{1}{r'}=\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r}$
the ratio $\dfrac{a}{f}$ being constant, this remains true for every point $S$ on the sphere.
The sphere being assumed grounded, its potential is zero, but one will find an induced charge on the sphere due to the presence of charge $(q)$ at $P$. The induced charge on the sphere will distribute itself in such a way that the potential at every point $S$ on the sphere is equal to zero. It is impossible to find this distribution, but one can find the expression of a charge $(q')$ placed at a point inside the sphere that would give a final result equivalent to this distribution.
Indeed, suppose a charge
$q'=-\dfrac{a}{f}q$
placed at point $P'$ inside the sphere, defined as above; that is to say that
$\dfrac{1}{r}=\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}$
the expression of the potential at a point $S$ on the sphere will be
$V=\Sigma\dfrac{q}{r}=\dfrac{q}{r}+\dfrac{q'}{r'}$
$=q\left[\dfrac{1}{r}-\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}\right]$
$=q\left[\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}-\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}\right]=0$
A charge $q'=-\dfrac{a}{f}q$ placed at $P'$ at $d=\dfrac{a^2}{f}$ from the center of the sphere is therefore equivalent to the true distribution of the charge induced on the sphere by charge $(q)$ at $P$.
$P'$ is the electrical image of $P$ and the above expression completely defines the field outside the grounded sphere.
Thus the field outside a grounded sphere, due to it and to the point charge placed in its vicinity, is identical to the field
- 20 -
$r'=\sqrt{a^2+f^2-2af\cos\theta}$
ou $r'=\sqrt{a^2+d^2-2ad\cos\theta}$
en remplaçant $d$ par sa valeur $\dfrac{a^2}{f}$
$r'=\sqrt{a^2+\dfrac{a^4}{f^2}-2a\dfrac{a^2}{f}\cos\theta}$
$=\dfrac{a}{f}\sqrt{a^2+f^2-2af\cos\theta}$
d'où $r'=\dfrac{a}{f}r$ ou encore $\dfrac{1}{r'}=\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r}$
le rapport $\dfrac{a}{f}$ étant constant ceci reste vrai pour tout point $S$ sur la sphère.
La sphère étant supposée mise au sol son potentiel est zero mais l'on trouvera une charge induite sur la sphère due à la présence de la charge $(q)$ en $P$. La charge induite sur la sphère se distribuera d'une façon telle que le potentiel en tout point $S$ sur la sphère est égal à zero. Il est impossible de trouver cette distribution mais l'on peut trouver l'expression d'une charge $(q')$ placée en un point à l'intérieur de la sphère qui donnerait un résultat final équivalent à cette distribution.
En effet, supposons mi charge
$q'=-\dfrac{a}{f}q$
placée au point $P'$ à l'intérieur de la sphère, défini comme plus haut; c'est à dire que
$\dfrac{1}{r}=\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}$
l'expression du potentiel en un point $S$ sur la sphère sera
$V=\Sigma\dfrac{q}{r}=\dfrac{q}{r}+\dfrac{q'}{r'}$
$=q\left[\dfrac{1}{r}-\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}\right]$
$=q\left[\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}-\dfrac{a}{f}\dfrac{1}{r'}\right]=0$
Une charge $q'=-\dfrac{a}{f}q$ placée en $P'$ à $d=\dfrac{a^2}{f}$ du centre de la sphère est donc bien équivalente à la distribution vraie de la charge induite sur la sphère par la charge $(q)$ en $P$.
$P'$ est l'image électrique de $P$ et l'expression ci-dessus définit complètement le champ à l'extérieur de la sphère mise au sol.
Ainsi le champ à l'extérieur d'une sphère mise au sol, dû à celle-ci et à la charge ponctuelle placée dans son voisinage est identique au champ
- 21 -
produced by the charge itself and its electrical image q' placed at P'.
This reasoning can be extended to the case of an isolated sphere A at potential V whose center is at P instead of a point charge.
It is known, indeed, that the field outside an isolated sphere of capacitance C at potential V is equivalent to the field that would be produced by a charge $q_1 = CV$ placed at its center. If the radius of sphere A is equal to a, $q_1 = aV$.
Now suppose two identical spheres A and B. A being isolated and at potential V, B being grounded, their radii being a, and c being the distance between the two centers; the field due to $q_1 = aV$ is deformed by the presence of B grounded, which always maintains zero potential by accumulating a certain charge on its surface. We have seen above that this charge can be replaced by a point charge $q_2 = -\frac{a}{c}\,q_1$, placed at $d_2 = \frac{a^2}{c}$ from the center of sphere B, which restores zero potential at its surface. It is evident that the presence of this charge on the surface of B influences in turn the distribution on sphere A, and this influence is equivalent to the action of a new point charge $q_3$ which is the electrical image of $q_2$, and which must be placed at $d_3 = \frac{a^2}{c-d_2}$ from the center of A.
By this reasoning we see that the real distribution of charges on the two spheres can be replaced by a double series of images, one in sphere A of the sign of $q_1$, the other in B of sign $-q_1$ at distances $d_1, d_2$, etc. from the respective centers of the spheres.
The general term of these series is:
$$q_n = -\frac{a}{c-d_{n-1}}\;q_{n-1}$$
$$d_n = \frac{a^2}{c-d_{n-1}}$$
The attraction between the two spheres is equal to the sum of the forces exerted between each of the charges placed in sphere B with all the charges of A.
The force exerted between two charges $q_{n-1}$ and $q_n$ separated by distance $f$ is
$$F = \frac{q_{n-1}\times q_n}{f^2}$$
The total force will then be
$$F=\sum_{(n)}^\infty \sum_{(n-1)}^\infty \frac{q_{n-1}\times q_n}{(C-d_{n-1}-d_n)^2}$$
- 21 -
produit par la charge elle même et son image électrique q' placée en P'.
Ce raisonnement peut être étendu au cas d'une sphère isolée A au potentiel V dont le centre est en P au lieu d'une charge ponctuelle.
On sait, en effet, que le champ à l'extérieur d'une sphère isolée de capacité C au potentiel V est équivalent au champ que produirait une charge $q_1 = CV$ placée dans son centre. Si le rayon de la sphère A est égal à a, $q_1 = aV$.
Supposons maintenant deux sphères identiques A et B . A étant isolée et au potentiel V , B étant en sol, leurs rayons étant a, et c étant la distance entre les deux centres; le champ dû à $q_1 = aV$ est déformé par la présence de B mise au sol qui garde toujours le potentiel zéro en accumulant une certaine charge à sa surface. Nous avons vu plus haut que cette charge peut être remplacée par une charge ponctuelle $q_2 = -\frac{a}{c}\,q_1$, placée à $d_2 = \frac{a^2}{c}$ du centre de la sphère B , elle rétablit la tension zéro à sa surface. Il est évident que la présence de cette charge sur la surface de B influence à son tour la distribution sur la sphère A et cette influence équivaut à l'action d'une nouvelle charge ponctuelle $q_3$ qui est l'image électrique de $q_2$, et qui doit être placée à $d_3 = \frac{a^2}{c-d_2}$ du centre de A .
Par ce raisonnement on voit que la distribution réelle des charges sur les deux sphères peut être remplacée par une double série d'images, une dans la sphère A du signe de $q_1$, l'autre en B du signe $-q_1$ à des distances $d_1, d_2$, etc. de centres respectifs des sphères.
Le terme général de ces séries est :
$$q_n = -\frac{a}{c-d_{n-1}}\;q_{n-1}$$
$$d_n = \frac{a^2}{c-d_{n-1}}$$
L'attraction entre les deux sphères est égale à la somme des forces exercées entre chacune des charges placées dans la sphère B avec toutes les charges de A .
La force exercée entre deux charges $q_{n-1}$ et $q_n$ séparées par la distance $f$ est
$$F = \frac{q_{n-1}\times q_n}{f^2}$$
La force totale sera alors
$$F=\sum_{(n)}^\infty \sum_{(n-1)}^\infty \frac{q_{n-1}\times q_n}{(C-d_{n-1}-d_n)^2}$$
- 22 -
The distance $d$ between the centers of the spheres being necessarily $\ge 2a$ ($a$ being the radius of the spheres), the $n$th term is much smaller than the $(n-1)$th and the series obtained is rapidly convergent.
The result of the calculation can be put in the convenient form
$F$(dynes) $= 0.1375\,V^2$
($V$ in electrostatic units)
$S$ is a factor depending only on the spacing between the spheres. In practical units one obtains
$V$(volts) $= 9.405\sqrt{\dfrac{F(gr)}{S(cm)}}$
Here is the spacing factor $S$ for two identical spheres of radius $a = 50$ cm.
| spacing (cm) | S | spacing (cm) | S |
|---|---|---|---|
| 0 | $\infty$ | 50 | 0.05592 |
| 5 | 1.13824 | 55 | 0.05693 |
| 10 | 0.52852 | 60 | 0.04965 |
| 15 | 0.32917 | 65 | 0.04363 |
| 20 | 0.23159 | 70 | 0.03865 |
| 25 | 0.17252 | 75 | 0.03441 |
| 30 | 0.13696 | 80 | 0.03084 |
| 35 | 0.11082 | 85 | 0.02775 |
| 40 | 0.09174 | 90 | 0.02509 |
| 45 | 0.07720 | 95 | 0.02278 |
| 100 | 0.02075 |
Calculation of attraction forces between two spheres $A$ and $B$ of radius $a = 50$ cm, separated by 30 cm. The distance between centers is thus $50 + 50 + 30 = 130$ cm.
Sphere $A$ at potential $V$ Sphere $B$ at potential 0
$q_1 = aV$ $d_1 = 0$ cm $q_2 = -0.385aV$ $d_2 = 19.2$ cm
$q_3 = 0.174aV$ $d_3 = 22.6$ cm $q_4 = -0.086aV$ $d_4 = 23.2$ cm
$q_5 = 0.0378aV$ $d_5 = 23.4$ cm $q_6 = -0.0177aV$ $d_6 = 23.45$ cm
$q_7 = 0.00833aV$ $d_7 = 23.5$ cm $q_8 = -0.00393aV$ $d_8 = 23.55$ cm
$P = \dfrac{q_1q_2}{(130-d_2)^2} + \dfrac{q_3q_2}{(130-d_2-d_3)^2} + \dfrac{q_5q_2}{(130-d_2-d_5)^2} + \dfrac{q_7q_2}{(130-d_2-d_7)^2} +$
- 22 -
La distance $d$ entre les centres des sphères étant forcément $\ge 2a$ ( $a$ étant le rayon des sphères), le $n$ième terme est beaucoup plus petit que le $(n-1)$ième et la série obtenue est rapidement convergente.
Le résultat du calcul peut se mettre sous la forme commode
$F$(dynes) $= 0,1375\,V^2$
($V$ en unités électrostatiques)
$S$ est un facteur ne dépendant que de l'intervalle entre les sphères. En unités pratiques on obtient
$V$(volts) $= 9,405\sqrt{\dfrac{F(kg)}{S(cm)}}$
Voici le facteur d'espacement $S$ pour deux sphères identiques de rayon $a = 50$ cm.
| intervalle (cm) | S | intervalle (cm) | S |
|---|---|---|---|
| 0 | $\infty$ | 50 | 0,05592 |
| 5 | 1,13824 | 55 | 0,05693 |
| 10 | 0,52852 | 60 | 0,04965 |
| 15 | 0,32917 | 65 | 0,04363 |
| 20 | 0,23159 | 70 | 0,03865 |
| 25 | 0,17252 | 75 | 0,03441 |
| 30 | 0,13696 | 80 | 0,03084 |
| 35 | 0,11082 | 85 | 0,02775 |
| 40 | 0,09174 | 90 | 0,02509 |
| 45 | 0,07720 | 95 | 0,02278 |
| 100 | 0,02075 |
Calcul des forces d’attraction entre deux sphères $A$ et $B$ de rayon $a = 50$ cm, séparées de 30 cm. La distance entre centres est donc $50 + 50 + 30 = 130$ cm.
Sphère $A$ au potentiel $V$ Sphère $B$ au potentiel 0
$q_1 = aV$ $d_1 = 0$ cm $q_2 = -0,385aV$ $d_2 = 19,2$ cm
$q_3 = 0,174aV$ $d_3 = 22,6$ cm $q_4 = -0,086aV$ $d_4 = 23,2$ cm
$q_5 = 0,0378aV$ $d_5 = 23,4$ cm $q_6 = -0,0177aV$ $d_6 = 23,45$ cm
$q_7 = 0,00833aV$ $d_7 = 23,5$ cm $q_8 = -0,00393aV$ $d_8 = 23,55$ cm
$P = \dfrac{q_1q_2}{(130-d_2)^2} + \dfrac{q_3q_2}{(130-d_2-d_3)^2} + \dfrac{q_5q_2}{(130-d_2-d_5)^2} + \dfrac{q_7q_2}{(130-d_2-d_7)^2} +$
-- 23 --
$\dfrac{q_1 q_2}{(130-d_1)^2}+\dfrac{q_3 q_4}{(130-d_2-d_3)^2}+\dfrac{q_5 q_6}{(130-d_4-d_5)^2}+\dfrac{q_7 q_8}{(130-d_6-d_7)^2}+\ldots$
In the case where the spheres have different radii, sphere A having radius $a$ and sphere B having radius $b$, the previous series are written:
$q_1=aV \qquad d_1=0 \qquad q_2=-\dfrac{b}{c-d_1}q_1 \qquad d_2=\dfrac{b^2}{c}$
$q_3=-\dfrac{a}{c-d_2}q_2 \qquad d_3=\dfrac{a^2}{c-d_2} \qquad q_4=-\dfrac{b}{c-d_3}q_3 \qquad d_4=\dfrac{b^2}{c-d_3}$
$q_5=-\dfrac{a}{c-d_4}q_4 \qquad d_5=\dfrac{a^2}{c-d_4} \qquad q_6=-\dfrac{b}{c-d_5}q_5 \qquad d_6=\dfrac{b^2}{c-d_5}$
For the auxiliary sphere of radius $\gamma$ grounded not to increase corona, it must be placed at a certain distance from the charged sphere of radius $R$.
This distance $d$ is equal to the distance between the two centers $\rho-R-\gamma$ ($\rho$ being the distance between centers) which leads to equal fields on the surfaces of the spheres.
Taking only the first term of the above series, one finds for the field outside $\gamma$
$$\dfrac{Q}{\gamma\rho}$$
and for that of sphere $R$
$$\dfrac{Q}{R^2}$$
Thus,
$$\gamma\rho \ge R^2$$
$$\gamma(R+\gamma+d)\ge R^2$$
hence
$$d\ge \dfrac{R^2}{\gamma}-(R+\gamma)\ge \dfrac{50^2}{25}-(50+25)\ge 25\ \text{cm.}$$
with $R=2\gamma=50$ cm in our case.
We adopted a separation of 30 cm and subsequently 40 cm.
-- 23 --
$\dfrac{q_1 q_2}{(130-d_1)^2}+\dfrac{q_3 q_4}{(130-d_2-d_3)^2}+\dfrac{q_5 q_6}{(130-d_4-d_5)^2}+\dfrac{q_7 q_8}{(130-d_6-d_7)^2}+\ldots$
Dans le cas où les sphères sont de rayons différents, la sphère A étant de rayon $a$ et la sphère B de rayon $b$, les séries précédentes s'écrivent:
$q_1=aV \qquad d_1=0 \qquad q_2=-\dfrac{b}{c-d_1}q_1 \qquad d_2=\dfrac{b^2}{c}$
$q_3=-\dfrac{a}{c-d_2}q_2 \qquad d_3=\dfrac{a^2}{c-d_2} \qquad q_4=-\dfrac{b}{c-d_3}q_3 \qquad d_4=\dfrac{b^2}{c-d_3}$
$q_5=-\dfrac{a}{c-d_4}q_4 \qquad d_5=\dfrac{a^2}{c-d_4} \qquad q_6=-\dfrac{b}{c-d_5}q_5 \qquad d_6=\dfrac{b^2}{c-d_5}$
Pour que la sphère auxiliaire de rayon $\gamma$ mise à terre n'augmente pas les effluves, il faut qu'elle soit placée à une certaine distance de la sphère chargée de rayon $R$.
Cette distance $d$ est égale à la distance entre les deux centres $\rho-R-\gamma$, ($\rho$ étant la distance des les centres) qui conduit à des champs égaux sur la surface des sphères.
En ne prenant que le premier terme de la série ci-dessus on trouve pour le champ à l'extérieur de $\gamma$
$$\dfrac{Q}{\gamma\rho}$$
et pour celui de la sphère $R$
$$\dfrac{Q}{R^2}$$
Ainsi,
$$\gamma\rho \ge R^2$$
$$\gamma(R+\gamma+d)\ge R^2$$
d'où
$$d\ge \dfrac{R^2}{\gamma}-(R+\gamma)\ge \dfrac{50^2}{25}-(50+25)\ge 25\ \text{cm.}$$
avec $R=2\gamma=50$ cm dans notre cas.
Nous avons adopté une séparation de 30 cm et ultérieurement 40 cm.
- 24 -
In the first case
$V(\text{volts}) = 3.11 \times 10^4 \sqrt{F(\text{grams})}$
and in the second
hence
$V(\text{volts}) = 3.803 \times 10^4 \sqrt{F(\text{grams})}$
| d = 30 cm | d = 40 cm | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| F (gr) | V (kV) | F (gr) | V (kV) | ||
| 1 | 31.1 | 1 | 38.3 | ||
| 4 | 62.2 | 4 | 76.06 | ||
| 9 | 93.3 | 9 | 114.09 | ||
| 16 | 124.4 | 16 | 152.12 | ||
| 25 | 155.5 | 25 | 190.15 | ||
| 100 | 311.0 | 81 | 342.0 | ||
| 225 | 466.5 | 100 | 380.3 | ||
| 400 | 622.0 | 169 | 494.0 | ||
| 625 | 777.5 | 225 | 575.45 | ||
| 900 | 933.0 | 300 | 658 | ||
| 1034 | 1000.0 | 400 | 760.6 | ||
| 500 | 850 | ||||
| 625 | 950.75 | ||||
| 691.4 | 1000.0 | ||||
- 24 -
Dans le premier cas
$V(\text{volts}) = 3{,}11 \times 10^4 \sqrt{F(\text{grammes})}$
et dans le deuxième
d'où
$V(\text{volts}) = 3{,}803 \times 10^4 \sqrt{F(\text{grammes})}$
| d = 30 cm | d = 40 cm | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| F (gr) | V (kV) | F (gr) | V (kV) | ||
| 1 | 31,1 | 1 | 38,3 | ||
| 4 | 62,2 | 4 | 76,06 | ||
| 9 | 93,3 | 9 | 114,09 | ||
| 16 | 124,4 | 16 | 152,12 | ||
| 25 | 155,5 | 25 | 190,15 | ||
| 100 | 311,0 | 81 | 342,0 | ||
| 225 | 466,5 | 100 | 380,3 | ||
| 400 | 622,0 | 169 | 494,0 | ||
| 625 | 777,5 | 225 | 575,45 | ||
| 900 | 933,0 | 300 | 658 | ||
| 1034 | 1000,0 | 400 | 760,6 | ||
| 500 | 850 | ||||
| 625 | 950,75 | ||||
| 691,4 | 1000,0 | ||||
- 25 -
CHAPTER IV
Rotary Voltmeter
Description of the Apparatus
The apparatus (Fig. 3) is essentially a generator consisting of a rotor R driven by a motor at constant speed, a collector D (rectifier), and a galvanometer G that gives the current generated by the successive discharges of charges induced on the rotor. The latter consists of a hollow cylinder of red copper 333 mm long, 115 mm in diameter and 3.5 mm thick, at each end of which is soldered a ring on which is screwed a Bakelite disc 15 mm thick, forming the bottom. The metal part is then split along the axis into two half-cylinders, annealed to eliminate internal stresses caused by soldering, and reassembled on the Bakelite discs which are fixed on a steel shaft 20 mm in diameter that passes through them, with the aid of two small rings and screws. The cylinder is electrically isolated from the shaft which is driven by the motor.
The collector is made of two brass segments, each connected to a half-cylinder. An insulating material (Bakelite) was incorporated between the segment joints to avoid vibrations of the braided brass brushes. The brushes are mounted on an insulating brush holder that can be fixed in different positions around the axis; this allows finding the brush position for which the current is maximum. The brush holder disc can also slide along the axis to adjust brush pressure.
Kirkpatrick's apparatus had pole pieces that we have removed here. It is shown below, and experience confirms, that the lack of symmetry of the electric field around the rotating cylinder due to the removal of pole pieces does not affect in any way the essential characteristic of the voltmeter, which is linear calibration allowing easy and precise extrapolation. Only the calibration is no longer absolute in the sense that it is valid only for the position and conditions in which it was performed. It must be redone with each displacement of the apparatus and surrounding objects of sufficient size to affect the electric field.
- 25 -
CHAPITRE IV
Voltmètre Rotatif
Description de L'appareil
L'appareil (Fig. 3) est essentiellement une génératrice constituée par un rotor R entraîné par un moteur à vitesse constante, d'un collecteur D (redresseur) et d'un galvanomètre G qui donne le courant engendré par les décharges successives des charges induites sur le rotor. Ce dernier consiste en un cylindre creux en cuivre rouge de 333 mm de longueur, 115 mm de diamètre et de 3,5 mm d'épaisseur, à chaque extrémité duquel est soudée une bague sur laquelle on a vissé un disque en bakélite épais de 15 mm, constituant le fond. La partie métallique est ensuite fendue le long de l'axe en deux demi-cylindres, recuits pour éliminer les tensions internes causées par la soudure et remontée sur les disques en bakélite que l'on fixe sur un axe en acier de 20 mm de diamètre qui les traverse, à l'aide de deux petites bagues et des vis. Le cylindre se trouve isolé électriquement de l'axe qui est entraîné par le moteur.
Le collecteur est fait de deux segments en laiton reliés chacun à un demi-cylindre. Une matière isolante (bakélite) fut incorporée entre les joints des segments pour éviter les vibrations des balais en tresses de laiton. Les balais sont montés sur un porte-balais isolant qui peut être fixé dans différentes positions autour de l'axe; ce qui permet de trouver la position des balais pour laquelle le courant est maximum. Le disque porte-balais peut aussi glisser le long de l'axe pour régler la pression des balais.
L'appareil de Kirkpatrick portait des pièces polaires que l'on a supprimés ici. Il est démontré plus loin, et l'expérience le confirme, que la manque de symétrie du champ électrique autour du cylindre tournant dû à la suppression des pièces polaires n'affecte en rien la caractéristique essentielle du volumètre qui est l'étalonnage linéaire qui permet une extrapolation facile et précise. Seulement l'étalonnage n'est plus absolu dans le sens qu'il n'est pas valable que pour la position et dans les conditions dans lesquelles il fut effectué. Il faut le refaire avec chaque déplacement de l'appareil et des objets environnant de dimensions suffisantes pour affecter le champ électrique.
Consider the initial arrangement of KIRKPATRICK where the rotor rotates between two opposite poles A and B.
Considérons le montage initial de KIRKPATRICK où le rotor tourne entre
deux pôles opposés A et B.
- 26 -
The perfection of brush contact was checked by short-circuiting the two half-cylinders of the rotor and passing a current from a battery through one brush to recover it on the other through a sensitive galvanometer. The current was the same whether the rotor was rotating or at rest.
The ball bearings of the cylinder were grounded to prevent stray currents from the motor frame from passing through the galvanometer.
With the charged electrode grounded, a current is observed on the galvanometer. This current, due probably to a thermoelectric effect on the brushes, has little influence on voltage measurements. It corresponds indeed only to a voltage of a fraction of a volt.
Theory
One can say that the rotary voltmeter is an electrostatic generator that, rotating at constant speed, produces a current proportional to the electrostatic field in which it rotates, hence proportional to the potential difference producing the field. ←── See.
The case of the apparatus and the rotor, being grounded, practically always have the same potential regardless of the voltage applied to the terminals of the apparatus. The only coefficients entering into the establishment of the value of the current produced are $C_A$ and $C_B$ which are the induction coefficients of one half $R$ with respect to $A$ and $B$ under voltage (see Fig. 4).
One can therefore write
$$Q_R = C_A V_A + C_B V_B$$
$V_A$ and $V_B$ being the potentials of $A$ and $B$ relative to ground. Assuming the most general case where all values of the equation are variable, a change of state is expressed by
$$dQ_R = \frac{\partial Q_R}{\partial C_A} dC_A + \frac{\partial Q_R}{\partial V_A} dV_A + \frac{\partial Q_R}{\partial C_B} dC_B + \frac{\partial Q_R}{\partial V_B} dV_B$$
$$= V_A dC_A + C_A dV_A + V_B dC_B + C_B dV_B$$
The total increase in positive charge on half $A$ during a half-turn of the rotor is
- 26 -
La perfection du contact des balais fut contrôlée en court-
circuitant les deux hémi-cylindres du rotor et en faisant passer un courant
à une pile à travers un balais pour le récupérer sur l'autre à travers un
galvanomètre sensible. Le courant était le même le rotor tournant ou
restant au repos.
Les roulements à billes du cylindre furent mis à la terre pour
empêcher des courants vagabonds de la carcasse du moteur de traverser le
galvanomètre.
L'électrode chargée étant mise à la terre on constate un courant au
galvanomètre. Ce courant dû, probablement à un effet thermoélectrique sur
les balais, a peu d'influence sur les mesures de tension. Il ne correspond
en effet qu'à une tension d'une fraction d'un volt.
Théorie
On peut dire que le voltmètre rotatif est un générateur électro-
statique qui, tournant à une vitesse constante, produit un courant proportionnel
au champ électrostatique dans lequel il tourne, donc proportionnel à la
différence de potentiel produisant le champ. ←── Voir.
La boîte de l'appareil et le rotor, étant mis à la terre, ont
pratiquement toujours le même potentiel indépendamment de la tension appliquée
aux bornes de l'appareil. Les seuls coefficients intervenant dans
l'établissement de la valeur du courant produit sont $C_A$ et $C_B$ qui sont les
coefficients d'induction d'une moitié $R$ par rapport à $A$ et $B$ sous tension
(voir Fig. 4).
On peut donc écrire
$Q_R = C_A V_A + C_B V_B$
$V_A$ et $V_B$ étant les potentiels de $A$ et de $B$ par rapport à la terre. En
supposant le cas le plus général où toutes les valeurs de l'équation sont
variables un changement d'état se traduit par
$dQ_R = \frac{\partial Q_R}{\partial C_A} dC_A + \frac{\partial Q_R}{\partial V_A} dV_A + \frac{\partial Q_R}{\partial C_B} dC_B + \frac{\partial Q_R}{\partial V_B} dV_B$
$= V_A dC_A + C_A dV_A + V_B dC_B + C_B dV_B$
L'accroissement total de la charge positive sur la moitié $A$ au cours d'un demi
tour du rotor est
- 27 -
$$\int_{Q_1}^{Q_2} dQ_R=\int_{C_{A1}}^{C_{A2}} V_A\,dC_A+\int_{V_{A1}}^{V_{A2}} C_A\,dV_A+\int_{C_{B1}}^{C_{B2}} V_B\,dC_B+\int_{V_{B1}}^{V_{B2}} C_B\,dV_B$$
a definite integral in which the lower and upper limits refer to the initial and final conditions of the rotor before and after a half-turn.
The integration formula $\int u\,dv+\int v\,du=uv$ allows these integrals to be evaluated without knowing anything about the functional relationship existing between potentials and capacitances. This is important because we see that the capacitor charge circulating between the two rotating half-cylinders is a function of the limiting values of the potential applied at the beginning and end of a half-turn and is independent of the intermediate values that may exist between these two limits. We then have, by integrating
(1) $Q_2-Q_1=V_{A2}C_{A2}-V_{A1}C_{A1}+V_{B2}C_{B2}-V_{B1}C_{B1}$
In the particular case where the apparatus is symmetric by construction, $C_{A1}=C_{B2}$ and $C_{A2}=C_{B1}$
hence
$Q_2-Q_1=\Delta Q=V_{A2}C_{A2}-V_{A1}C_{A1}+V_{B2}C_{A1}-V_{B1}C_{A2}$
The average current flowing in a time $\Delta t$ of one half-turn is
$$I=\frac{\Delta Q}{\Delta t}$$
During a complete turn this current is doubled; if we have $\nu$ turns/sec we have
$$I=2\nu\Delta Q$$
(A) $=2\nu(V_{A2}C_{A2}-V_{A1}C_{A1}+V_{B2}C_{A1}-V_{B1}C_{A2})$
which is valid for any field provided the rotor is in two symmetric parts.
In the particular case where the field is also symmetric (with respect to the rotor) and constant
$V_{A1}=V_{A2}$ and $V_{B1}=V_{B2}$
and formula (A) can be written
$$I=2\nu\left[C_{A2}(V_{A2}-V_{B1})-C_{A1}(V_{A1}-V_{B2})\right]$$
$$=2\nu\left[C_{A2}(V_{A2}-V_{B1})-C_{A1}(V_{A2}-V_{B1})\right]$$
$$=2\nu(C_{A2}-C_{A1})(V_{A2}-V_{B1})$$
- 27 -
$$\int_{Q_1}^{Q_2} dQ_R=\int_{C_{A1}}^{C_{A2}} V_A\,dC_A+\int_{V_{A1}}^{V_{A2}} C_A\,dV_A+\int_{C_{B1}}^{C_{B2}} V_B\,dC_B+\int_{V_{B1}}^{V_{B2}} C_B\,dV_B$$
intégral défini dans lequel limites inférieures et supérieures se rapportent aux conditions initiales et finales du rotor avant et après un demi-tour.
La formule d'intégration $\int u\,dv+\int v\,du=uv$ permet d'évaluer ces intégrales sans rien savoir sur le rapport fonctionnel existant entre les potentiels et capacités. Ceci est important car on voit que la charge de condensateur circulant entre les deux demi-cylindres en rotation est fonction des valeurs limites du potentiel appliqué au début et à la fin d'un demi-tour et est indépendante des valeurs intermédiaires qui peuvent exister entre ces deux limites. On a alors en intégrant
(1) $Q_2-Q_1=V_{A2}C_{A2}-V_{A1}C_{A1}+V_{B2}C_{B2}-V_{B1}C_{B1}$
Dans le cas particulier où l'appareil est symétrique par construction $C_{A1}=C_{B2}$ et $C_{A2}=C_{B1}$
d'où
$Q_2-Q_1=\Delta Q=V_{A2}C_{A2}-V_{A1}C_{A1}+V_{B2}C_{A1}-V_{B1}C_{A2}$
Le courant moyen circulant dans un temps $\Delta t$ d'un demi tour est
$$I=\frac{\Delta Q}{\Delta t}$$
Pendant un tour complet ce courant est doublé si on $\nu$ tours/sec on a
$$I=2\nu\Delta Q$$
(A) $=2\nu(V_{A2}C_{A2}-V_{A1}C_{A1}+V_{B2}C_{A1}-V_{B1}C_{A2})$
qui est valable pour tout champ pourvu que le rotor soit en deux parties symétriques.
Dans le cas particulier où le champ est aussi symétrique (par rapport au rotor) et constant
$V_{A1}=V_{A2}$ et $V_{B1}=V_{B2}$
et la formule (A) peut s'écrire
$$I=2\nu\left[C_{A2}(V_{A2}-V_{B1})-C_{A1}(V_{A1}-V_{B2})\right]$$
$$=2\nu\left[C_{A2}(V_{A2}-V_{B1})-C_{A1}(V_{A2}-V_{B1})\right]$$
$$=2\nu(C_{A2}-C_{A1})(V_{A2}-V_{B1})$$
"30"
or, removing the indices that are no longer useful and denoting
\(C = C_{A2} - C_{A1}\), and \(V = V_{A2} - V_B\)
(B) \(I = 2\nu CV\)
\(V\) being the potential difference between A and B and
\(C = C_{A2} - C_{A1} = C_{B1} - C_{B2}\) the capacitance of the rotor.
Given that the current shown is independent of variations
of potential that occur during the half-turn considered, one can apply
to the electrodes an alternating voltage of frequency \(2\nu\), or a variable
voltage of any form provided its frequency is \(2\nu\) or a
multiple of \(\nu\), and one would obtain a current that will be a function of
the instantaneous potential difference represented by a certain point of
the curve representing the wave in question. The current will always be \(2\nu CV\)
as with a constant voltage. To be able to trace the entire curve, it
suffices to be able to change the phase in the rotation of the rotor relative to
that of the applied wave.
This latter condition can be realized in two ways:
(1) By mounting the motor of the apparatus so that one can give it
a variable angular rotation around its axis.
(2) By inserting in the motor circuit a phase-changing transformer
or phase shifter.
By removing sphere B, \(C_{B1} = 0\) while \(C_{A2}\), but \(C_{A1}\) is
equal to \(C_{B2}\). Making these simplifications, one obtains from (1)
\(I = 2\nu(C_{A2} - C_{A1})(V_{A2} - V_{A1})\)
\(= 2\nu CV\)
the current \(I\) being always proportional to the voltage. \(C\) and \(V\) having
numerical values different from \(C\) and \(V\) in (B).
Calibration
The calibration of the voltmeter was done by two methods: one with
an Abraham voltmeter, the other with an electrostatic valve.
The first method is based on the following experimental fact. In
an atmosphere containing carbon tetrachloride vapors, the spherical
electrode of the generator charged to about its maximum voltage maintains
its charge for a very long time without appreciable losses. We were able, by
« 30 »
ou, en désignant encore les indices qui ne sont plus utiles et en désignant
\(C = C_{A2} - C_{A1}\), et \(V = V_{A2} - V_B\)
(B) \(I = 2nCV\)
\(V\) étant la différence de potentiel entre A et B et
\(C = C_{A2} - C_{A1} = C_{B1} - C_{B2}\) la capacité du rotor.
Etant donné que le courant montré est indépendant des variations
du potentiel qui ont lieu pendant le demi tour considéré on peut appliquer
aux électrodes une tension alternative de fréquence \(2n\), ou une tension
variable de n’importe quelle forme pourvu que sa fréquence soit \(2n\) ou un
multiple de \(n\), et on obtiendrait un courant qui sera la fonction de
la différence de potentiel instantanée représentée par un certain point de
la courbe représentant l’onde en question. Le courant sera toujours \(2nCV\)
comme avec une tension constante. Pour pouvoir tracer toute la courbe il
suffit de pouvoir changer le phase dans la rotation du rotor par rapport à
celle de l’onde appliquée.
Cette dernière condition peut se réaliser de deux manières:
(1) En montant le moteur de l’appareil de façon que l’on puisse lui
donner une rotation angulaire variable autour de son axe.
(2) En intercalant dans le circuit moteur un transformateur changeur
de phase ou déphaseur.
En supprimant la sphère B, \(C_{B1} = 0\) tandis que \(C_{A2}\), mais \(C_{A1}\) est
égale à \(C_{B2}\). En faisant ces simplifications on obtient de (1)
\(I = 2n(C_{A2} - C_{A1})(V_{A2} - V_{A1})\)
\(= 2nCV\)
le courant \(I\) étant toujours proportionnel à la tension. \(C\) et \(V\) ayant des
valeurs numériques différentes de \(C\) et \(V\) dans (B).
Etalonnage
L’étalonnage du voltmètre était fait par deux méthodes: l’une avec
un voltmètre Abraham, l’autre avec une soupape électrostatique.
La première méthode est basée sur le fait expérimental suivant. Dans
une atmosphère contenant des vapeurs de tétrachlorure de carbon l’électrode
sphérique du générateur chargée à un disque environ de sa tension maximum garde
sa charge pendant très longtemps sans pertes appréciables. Nous avons pu, par
- 29 -
Example: thus the following experiment: The sphere charged to about 100 kV,
take a reading on the voltmeter then approach the charged electrode with a tin
sphere 60 cm in diameter grounded. Starting with a spacing of three
diameters and repeating the measurements by approaching one diameter at each
operation without however producing a discharge. Then the operations were
repeated by removing the tin sphere. The voltmeter readings corresponding
to identical positions of the sphere were the same within reading
error. The second reading being equal to the first, the sphere did
not lose measurable charge during the operations which required a good
quarter of an hour.
The sensitivity of the apparatus is high. Placed at 115 cm from a
charged sphere 30 cm in diameter, it gave 0.56 × 10⁻⁶ Amp per kV, which
allows detection of variations of 500 volts with an ordinary galvanometer.
Fig. 5 gives the results of calibration with an Abraham
voltmeter standardized up to 250 kV.
A series of measurements was made in collaboration with M. Kopola
Vigéron at the laboratory of Professor M. Pauthenier. They allow
confirmation of the observation of J. R. Magnus⁵⁹) that the values given by the
tin sphere are slightly too low at the beginning of the voltage scale,
deviating by 8% at the other end.
With the Van de Graaff of the Cachan laboratories one could raise
the voltage up to 1250 kV; the voltmeter would follow variations of one kV
easily.
The second method is described in the following chapter.
- 29 -
Exemple : ainsi l'expérience suivante : La sphère chargée à 100 KV. environ,
faire une lecture au voltmètre puis approcher de l'électrode chargée une sphère
d'étain de 60 cm de diamètre mise au sol. En commençant avec un écartement de troi
diamètres et en répétant les mesures en se rapprochant d'un diamètre à chaque
opération sans toutefois produire une décharge. Puis les opérations furent
répétées en ôtant la sphère d'étain. Les lectures au voltmètre correspondant
à des positions identiques de la sphère furent les mêmes à l'erreur de
lecture près. La deuxième lecture étant égale à la première, la sphère n'a
pas perdu de charge mesurable au cours des opérations qui nécessitèrent un bon
quart d'heure.
La sensibilité de l'appareil est élevée. Placé à 115 cm d'une
sphère chargée de 30 cm de diamètre, il donna 0,56 x 10$^{-6}$ Amp. par KV ce qui
permet de déceler des variations de 500 volts avec un galvanomètre courant.
Fig. 5 donne les résultats de l'étalonnage avec un voltmètre
Abraham standardisé jusqu'à 250 KV.
Une série de mesures fut faite en collaboration avec M. Kopola
Vigéron au laboratoire de M. le Professeur M. Pauthenier. Elles permettent
de confirmer la constatation de J. R. Magnus,59) que les valeurs données par la
sphère d'étain sont légèrement trop faibles au début de l'échelle de
tension s'écartant de 8% à l'autre extrémité.
Avec le Van de Graaf des laboratoires de Cachan on pourrait élever
la tension jusqu'à 1250 KV le voltmètre suivrait des variations d'un KV
facilement.
La deuxième méthode est décrite dans le chapitre qui suit.
- 30 -
CHAPTER V
Electrostatic Valve
The principle of the electrostatic valve is due to M. Pauthenier²),
a thin pellet resting on the charged sphere lifts when the electrostatic
pressure exceeds its weight.
This method was perfected by M. Léopold Vigneron and in one
detail by ourselves at the laboratory of Professor Pauthenier¹⁶),
Description of the apparatus
At the upper pole of the sphere a hole was drilled with a shoulder (see fig. 6) on which rests a spherical plate 28 mm in diameter, in copper. To the cap is soldered a rod 50 mm long sliding without friction in a quartz capillary tube, supported inside the sphere, to ensure a radial and vertical movement of the cap. The rod soldered to
the cap is threaded to receive on its lower end nuts
of different weights. We were able to make a series of weights ranging from 0.120 gr
to 1.750 gr allowing measurement of voltages from 95 kV.
Small openings are made, at suitable places,
in the wall of the sphere to ensure equal air pressure on both sides
of the cap at the moment of its lifting.
As soon as the product of the electrostatic pressure $2\pi\sigma^2$ by the surface area of the cap exceeds
the weight $mg$ of the cap, it lifts and its sharp edge introduces
losses decreasing the sphere voltage. The cap falls back onto its seat to
lift again the next instant. Thus it oscillates and maintains the voltage
between two very close limits.
The voltage is deduced from
$$2\pi\sigma^2 S = mg$$
$$4\pi\sigma = \frac{V}{R}$$
$$\frac{V^2 S}{8\pi R^2} = mg$$
with the values used for $S$, $m$ and $R$
$$V\ (\mathrm{kV}) = 280\sqrt{m\ (\mathrm{gr})}$$
- 30 -
CHAPITRE V
Soupape Electrostatique
Le principe de la soupape électrostatique est dû à M. Pauthenier(2),
une pastille mince épousant la sphère chargée se soulève quand la pression
électrostatique l'emporte sur son poids.
Cette méthode a été perfectionnée par M. Léopold Vigneron et en un
détail par nous même au laboratoire de M. le Professeur Pauthenier(16),
Description de l'appareil
Au pôle supérieur de la sphère un trou fut fraisé avec un épaulement (voir fig. 6) sur lequel repose une assiette sphérique de 28 mm de diamètre en cuivre de la calotte est soudée une tige de 50 mm de longueur coulissant sans frottement dans un tube capillaire en quartz, supporté à l'intérieur de la sphère, pour assurer un soulèvement radial et vertical de la calotte. La tige soudée à
la calotte est filetée pour recevoir sur son extrémité inférieure des écrous
de poids différents. On a pu réaliser une série des poids allant de 0,120 gr
à 1,750 gr permettant de mesurer des tensions à partir de 95 KV.
Des petites ouvertures sont pratiquées, à des endroits convenables,
dans la paroi de la sphère pour assurer une pression d'air égale de part et
d'autre de la calotte au moment de son soulèvement.
Dès que le produit de la pression électrostatique $2\pi\sigma^2$ par la surface de la calotte dépasse
le poids $mg$ de la calotte elle se soulève et son bord tranchant introduit des
pertes baissant la tension de la sphère. La calotte retombe sur son siège pour
se soulever l'instant après. Ainsi elle oscille et maintient la tension
entre deux limites très voisines.
La tension se déduit de
$$2\pi\sigma^2 S = mg$$
$$4\pi\sigma = \frac{V}{R}$$
$$\frac{V^2 S}{8\pi R^2} = mg$$
avec les valeurs employées pour $S$, $m$ et $R$
$$V\ (\mathrm{kV}) = 280\sqrt{m\ (\mathrm{gr})}$$
- 31 -
RESULTS
Tests were made in the open air, far from walls and obviously without a ceiling; thus all harmful influence was eliminated.
The rotary voltmeter was first calibrated by an absolute Abraham and Villard voltmeter of precision around 50 kV. This was done after the linearity of readings on the rotary voltmeter was verified experimentally up to the stable voltage limit of the high-voltage generator.
Then, without changing anything in the arrangement of the apparatus and surroundings, a series of simultaneous measurements was made with the rotary voltmeter and the valve.
| Electrostatic Valve | 94.9 | 147.3 | 236.6 | 321.9 | 399.5 | 572.9 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rotary Voltmeter | 96.1 | 144 | 244.9 | 327.8 | 360 | 380 |
In fig. 7—the values given by the valve are plotted as abscissas and those of the voltmeter as ordinates; so that one obtains a line substantially coinciding with the bisector from the origin, hence the degree of agreement of the two methods.
This constitutes an absolute calibration of the rotary voltmeter, the absolute voltage data obtained by the electrostatic valve requiring only the measurement of the weight of the cap assembly and the geometric measurements of its surface and the radius of the charged sphere.
As long as one is not too close to the breakdown voltage at the surface of the sphere, that is to say as long as the surface field is substantially less than 30,000 volt/cm, the Furtwängler pellet carefully made is the simplest of absolute calibration methods. The great advantage of this method lies in the fact that calibration is done at the operating voltage of the apparatus without extrapolation. The precision of calibration is thus improved.
- 31 -
RÉSULTATS
Des essais ont été faits en plein air, loin de parois et évidemment sans plafond; ainsi toute influence nuisible fut écartée.
Le voltmètre rotatif fut d'abord étalonné par un voltmètre absolu Abraham et Villard de précision aux environs de 50 KV. Ceci a été fait après que la linéarité des lectures au voltmètre rotatif était vérifiée expérimentalement jusqu'à la limite de tension stable du générateur haute tension.
Ensuite, sans rien changer à la disposition des appareils et de l'entourage, une série de mesures simultanées a été faite avec le voltmètre rotatif et la soupape.
| Soupape Électrostatique | 94,9 | 147,3 | 236,6 | 321,9 | 399,5 | 572,9 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Voltmètre Rotatif | 96,1 | 144 | 244,9 | 327,8 | 360 | 380 |
Dans la fig 7. - les valeurs données par la soupape sont portées en abscisses et celles du voltmètre en ordonnées; de sorte que l'on obtient une droite sensiblement confondue avec la bissectrice à l'origine d'où le degré de concordance de deux méthodes.
Ceci constitue un étalonnage absolu du voltmètre rotatif, la tension absolue de données obtenues par la soupape électrostatique ne nécessitant que la seule mesure du poids de l'équipage de la calotte et des mensurations géométriques de sa surface et du rayon de la sphère chargée.
Tant que l'on n'est pas trop près de la tension disruptive à la surface de la sphère c'est-à-dire tant que le champ superficiel est sensiblement inférieur à 30000 volt/cm la pastille de Furtwängler soigneusement faite est la plus simple des méthodes d'étalonnage absolu. Le grand avantage de cette méthode réside dans le fait que l'étalonnage se fait à la tension de fonctionnement de l'appareil sans extrapolation. La précision de l'étalonnage se trouve ainsi améliorée.
- 32 -
CHAPTER VI.
Van de Graaff Machines.
General Considerations
The principle of modern high-voltage generators is known. Electric charges are brought into a metal collector well insulated from ground. These charges are carried into the sphere by a mechanical carrier = belts of insulating material in the Van de Graaff apparatus, insulating dust in the Hochhauser apparatus. The carrier passes through an ionized space where electric charges are torn from the insulating material that was carrying them into the metal collector which charges.
The supply of charges is compensated by the appearance of charges on the walls due to ionic ionization that originates at the tips through which charges penetrate into the collector. Even in toroidal collectors one eventually reaches a voltage where losses begin to increase more rapidly than they can be replaced. The limiting voltage is thus reached. To maintain this voltage, a continuous supply of charges into the collector is needed to compensate for these losses.
The Van de Graaff used has a spherical collector one meter in diameter mounted on a Bakelite cylinder 50 cm in diameter in which two insulating belts 30 cm wide move at 30 m/sec. (see fig. 8).
The motor power necessary to drive the belts was estimated at mechanical values to which was added the additional power necessary to overcome the repulsion between charges on the belts and the total charge of the sphere. At high voltages this power is not negligible compared to mechanical power as one might think at first.
If charge $Q$ is necessary to charge a sphere of radius $R$ to potential $V$, the belts must bring $Q$ units of charge per second to maintain constant voltage. A horizontal parallel slice on the belts of width $a$ placed at distance $x$ from the
- 32 -
CHAPITRE VI.
Machines de Van de Graaff.
Généralités
On connaît le principe de générateurs modernes de haute tension. Des charges électriques sont apportées dans un collecteur métallique bien isolé du sol. Ces charges sont portées dans la sphère par un porteur mécanique = des courroies en matière isolante dans l'appareil Van de Graaff, une poussière isolante dans l'appareil Hochhauser. Le porteur traverse un espace ionisé où les charges électriques s'arrachent à la matière isolante qui les entraînait dans le collecteur métallique qui se charge.
L'apport des charges est compensé par l'apparition des charges sur les parois dues à l'ionisation ionique qui prend naissance au bout des pointes par lesquelles les charges pénètrent à l'intérieur du collecteur. Même dans des collecteurs à tore? on finit par atteindre une tension où les pertes commencent à croître plus rapidement que l'on ne peut les remplacer. La tension limite est ainsi atteinte. Pour maintenir cette tension il faut un apport continu des charges dans le collecteur pour compenser ces pertes.
Le Van de Graaff employé a un collecteur sphérique d'un mètre de diamètre monté sur un cylindre en bakélite de 50 cm de diamètre dans lequel deux courroies isolantes de 30 cm de largeur se déplacent à 30 m/sec. (voir fig. 8).
La puissance du moteur nécessaire pour faire entraîner les courroies fut estimée à des nombres mécaniques auxquels on a ajouté la puissance supplémentaire nécessaire pour vaincre la répulsion entre les charges sur les courroies et la charge totale de la sphère. A des tensions élevées cette puissance n'est pas négligeable par rapport à la puissance mécanique comme on pourrait le penser au premier abord.
Si la charge $Q$, est nécessaire pour charger une sphère de rayon $R$ au potentiel $V$, il faut que les courroies apportent $Q$ unités de charge par seconde pour maintenir la tension constante. Une tranche parallèle horizontale sur les courroies de largeur $a$ placée à la distance $x$ du
- 33 -
center of the sphere would carry a certain charge $q\,dx$, where $q$ is the charge carried per unit width of the belts (C/m).
The repulsive force experienced by the belt is
$$F=\int_R^d \frac{Q_1Q_2}{x^2}\,dx=Q_1q\left(-\frac{1}{x}\right)_R^d=Q_1q\frac{R-d}{Rd}$$
which is indeed a repulsive force because $d$ is the distance from the lower end of the belt to the center of the sphere and is greater than its radius R.
The mechanical power is the product of this force $F$ by the speed of the belt and is only a small part of the total motor power. The efficiency of this type of apparatus is then low for this reason.
This reasoning useful for the purpose we set ourselves only obscured a fundamental fact that is the basis of voltage measurement by the work method. It was only much later when the apparatus was built and operating that we saw the problem in another light.
Indeed, charges raised by the belts from ground potential to sphere potential absorb mechanical work to raise them from one equipotential surface to another, which is, as is known, independent of the path taken by the charges.
In other words, the additional power $W$ is the work expended to raise a certain charge per second, that is, a current $i$ from potential $V_0$ to potential $V$, now
$$W=i\,(V-V_0)$$
hence
$$V=\frac{W}{i}+V_0$$
$V_0$ is easily measurable and is moreover negligible except for low sphere voltages.
It is therefore sufficient to measure the current entering the sphere and the work supplied for this purpose by the motor to be able to deduce the voltage 40).
Description of the experimental setup.
In order for the method not to be only an indication of the lower limit of the voltage value, the measured current must
- 33 -
centre de la sphère porterait une certaine charge $q\,dx$, où $q$ est la charge portée par unité de largeur des courroies (C/m).
La force de répulsion subie par la courroie est
$$F=\int_R^d \frac{Q_1Q_2}{x^2}\,dx=Q_1q\left(-\frac{1}{x}\right)_R^d=Q_1q\frac{R-d}{Rd}$$
qui est bien une force de répulsion car $d$ est la distance de l'extrémité inférieure de la courroie au centre de la sphère et est plus grande que son rayon R.
La puissance mécanique est le produit de cette force $F$ par la vitesse de la courroie et n'est qu'une faible partie de la puissance totale du moteur. Le rendement de ce genre d'appareil est alors de ce chef faible.
Ce raisonnement utile pour le but qu'on s'est proposé n'a fait qu'obscurcir un fait fondamental qui est la base de la mesure de tension par la méthode du travail. Ce n'est que beaucoup plus tard lorsque l'appareil fut construit et fut fonctionnant que nous avons vu le problème sous un autre jour.
En effet, les charges remontées par les courroies du potentiel du sol au potentiel de la sphère absorbent un travail mécanique pour les monter d'une surface équipotentielle à une autre qui est, comme on le sait, indépendant du chemin pris par les charges.
Autrement dit, la puissance supplémentaire $W$ est le travail dépensé pour monter une certaine charge par seconde, c'est-à-dire, un courant $i$ du potentiel $V_0$ au potentiel $V$, or
$$W=i\,(V-V_0)$$
d'où
$$V=\frac{W}{i}+V_0$$
$V_0$ est facilement mesurable et est d'ailleurs négligeable sauf pour les faibles tensions de la sphère.
Il suffit donc de mesurer le courant entrant la sphère et le travail fourni à cet effet par le moteur pour pouvoir déduire la tension 40).
Description du dispositif expérimental.
Pour que la méthode ne soit pas seulement une indication de la limite inférieure de la valeur de la tension il faut que le courant mesuré
- 34 -
be the one that actually enters the sphere. In larger generators, it is not difficult to read the measuring device inside the sphere itself. In the apparatus we operated, the interior of the sphere was occupied by certain parts intended for ion production and their initial condensation, and all the adjustment and remote operation systems necessary to manipulate them, the sphere being at its maximum potential.
The setup designed to exclude leaks through the insulators of the bearings supporting the belt-carrying drums is shown in Fig. 9.
If the supports were perfect insulators, the two microammeters should, with the generator at rest, indicate the same current. In fact, we obtain the curves in Fig. 10, the difference of which is the leakage current.
The apparatus is then started. As the belts present a neutral surface collecting charges at every moment, the corona discharge is facilitated, the readings of microammeter 1 increase and the current through apparatus 2 decreases because the charges carried away by the belts do not pass through it.
To determine the current brought into the sphere, it is grounded through a current measuring device. This gives the total of the charges entering the sphere when its potential is zero. Fig. 11 gives the ratio of this current to the total flow from the wires as a function of the voltage on the corona-discharging wires.
A more precise value for the current is thus obtained. When the sphere is not grounded and is charging, some charges whose absorption is insufficient are probably prevented from reaching the interior of the sphere by the repulsion effect it exerts on these charges. To minimize these losses, the atmosphere inside the generator is dried by circulating air through a dryer filled with P$_2$O$_5$.
To measure the additional power absorbed by the motor for the work done in the electric field, we measure the power absorbed with the sphere grounded. We then obtain the power
- 34 -
soit celui qui entre effectivement dans la sphère. Dans des générateurs
de dimensions plus grandes, il n'est pas difficile de faire les lectures de
l'appareil de mesure à l'intérieur de la sphère même. Dans l'appareil sur
lequel nous avons opéré l'intérieur de la sphère était occupé par certains
destinés à la production d'ions et leur condensation initiale, et
tout le système de réglage et opération à distance qui est nécessaire pour
pouvoir les manipuler, la sphère étant à son potentiel maximum.
le montage fait pour pouvoir exclure les fuites à travers les
isolateurs des paliers supportant les tambours porte-courroies est indiqué
dans la fig. 9.
Si les supports étaient des isolateurs parfaits les deux micro-
ampèremètres devraient, le générateur étant au repos, indiquer le même
courant. Au fait on obtient les courbes de la fig. 10 dont la différence
est le courant de fuite.
L'appareil est alors mis en marche. Les courroies présentant à
chaque instant une surface neutre collectant les charges, le débit par effet
couronne est facilité, les lectures du microamp. 1 croissent et le courant à travers
l'appareil 2 diminue car les charges emportées par les courroies ne le travers-
ent pas.
Pour déterminer le courant apporté dans la sphère elle-ci est mise à
la terre à travers un appareil de mesure du courant. On a ainsi le total
des charges entrant dans la sphère quand son potentiel est zéro. la fig. 11
donne le rapport de ce courant au débit total des fils en fonction de la
tension sur les fils débitant par effet couronne.
On obtient ainsi une valeur plus précise du courant. Quand la
sphère n'est pas au sol et se charge, certaines charges dont l'absorption
n'est pas suffisante sont probablement empêchées d'arriver à l'intérieur de
la sphère par l'effet de répulsion qu'elle exerce sur ces charges. Pour
réduire ces pertes au minimum l'atmosphère à l'intérieur du générateur est
séchée en faisant circuler l'air à travers un séchoir rempli de P$_2$O$_5$.
Pour mesurer la puissance supplémentaire absorbée par le moteur
pour le travail fait dans le champ électrique, on mesure la puissance
absorbée, la sphère étant mise à la terre. On obtient alors la puissance
now, so to speak, at no-load. Then the sphere is allowed to take its normal potential and the power absorbed by the rotor is determined again. The difference between these two powers is the expenditure in the electric field.
The power absorbed in the electric field being relatively low compared to the total power of the motor, we have recourse to the following procedure to increase the precision of the measurements.
The motor was powered by a source of low internal resistance to give a very constant voltage at the motor terminals. A thermal ammeter was used to measure the current absorbed by the motor. The graduations of such a device expand as they are proportional to the square of the current. We were able to obtain an ammeter where the current reading, the sphere being at ground potential, was in the middle of the scale approximately. The reading of the additional current absorbed when the ground connection is removed was then made at the upper end of the scale where the needle moved about 45° to measure 1 amp.
The voltage at the motor terminals being sensibly constant, one can graduate the ammeter in watts directly.
Assuming that the dielectric of the belts in the dried and heated atmosphere is perfect, one obtains the relative error of the voltage measurement:
$$\frac{\Delta V}{V} = \frac{\Delta\left(\frac{W}{i}\right)}{\frac{W}{i}} = \frac{i\,\Delta W - W\,\Delta i}{i\,W}$$
In the conditions of our measurements $\frac{\Delta V}{V} \approx 0{,}04$. An example of a series of measurements is given in Figures 12, 13 and 14.
Critique of the Method
The current arriving at the collector being measured directly by an apparatus located inside the collector itself, the readings were made by light reflection through the collector support; the method is quite precise and very convenient.
mécanique, pour ainsi dire, à vide. Ensuite on laisse la sphère prendre sa tension normale et on détermine de nouveau la puissance absorbée par le rotor. La différence de ces deux puissances est la dépense dans le champ électrique.
La puissance absorbée dans le champ électrique étant relativement faible par rapport à la puissance totale du moteur, nous avions recours au procédé suivant pour augmenter la précision des mesures.
Le moteur fut alimenté par une source de faible résistance interne pour donner une tension bien constante aux bornes du moteur. Un ampèremètre thermique fut employé pour la mesure du courant absorbé par le moteur. Les graduations d'un tel appareil vont en s'écartant car elles sont proportionnelles au carré du courant. Nous avons pu obtenir un ampèremètre dont la lecture du courant, la sphère étant au sol, se faisait au milieu de l'échelle environ. La lecture du courant supplémentaire absorbé lorsque la mise à la terre est supprimée se faisait alors à l'extrémité supérieure de l'échelle où l'aiguille indicatrice tourne de 45° pour mesurer 1 amp.
La tension aux bornes du moteur étant sensiblement constante on peut graduer l'ampèremètre en watts directement.
En supposant que le diélectrique des courroies dans l'atmosphère séchée et chauffée soit parfait, on obtient l'erreur relative de la mesure de tension :
$$\frac{\Delta V}{V} = \frac{\Delta\left(\frac{W}{i}\right)}{\frac{W}{i}} = \frac{i\,\Delta W - W\,\Delta i}{i\,W}$$
Dans les conditions de nos mesures $\frac{\Delta V}{V} \approx 0{,}04$. Un exemple d'une série des mesures est donnée dans les Figures 12, 13 et 14.
Critique de la Méthode
Le courant arrivant au collecteur étant mesuré directement par un appareil situé à l'intérieur même du collecteur, les lectures se faisaient par réflexion lumineuse à travers le support du collecteur, la méthode est assez précise et très commode.
- 36 -
Its essential advantage is that its use introduces strictly no disturbance in the collector's field and takes strictly no power from the generator.
The measurement of power absorbed by the rotor can be done with greater precision than we achieved by passing only the motor current through the ammeter—a direct current of opposite sign, but equal to the current absorbed by the rotor when the collector is grounded. One would then have in this device an auxiliary star impedance to measure the magnetizing or excitation current.
The only limitation of the method is that it cannot be applied to variations in potential that are too rapid. The motor driving the belts has inertia, and small, very fast variations are only reflected on the ammeter after a certain delay.
- 36 -
Son avantage essentiel est que son emploi n'introduit rigoureusement aucune perturbation dans le champ du collecteur, et ne prend rigoureusement pas de puissance au générateur.
la mesure de puissance absorbée par le rotor peut se faire avec une précision plus grande que nous n'avons fait en faisant passer par l'amplimètre seulement le courant du moteur un courant continu, de signe contraire, mais égal au courant absorbé par le rotor quand le collecteur est mis à la terre. On aurait alors à ce dispositif s'étoile auxiliaire de l'impédance pour mesurer le courant magnétisant, d'excitation.
La seule limitation de la méthode est qu'elle ne peut pas s'appliquer à des variations trop rapides du potentiel. Le moteur entraînant les courroies a de l'inertie et des petites variations très rapides, ne se répercutissent pas sur l'amplimètre qu'après un certain délai.
- 37 -
CHAPTER VII
The Teletransmission of Cochem and the Influence
of Voltage on Electrostatic Generators.
The generator built at Cochem for the synthesis of radioactive elements has a spherical collector one meter in diameter supported by a bakelite cylinder 30 cm in diameter, inside which two 30 cm wide belts carry the charges.
With the apparatus operating in air, we obtain under the best conditions a limiting voltage of approximately 650,000 volts.
However, from time to time, for no apparent reason, the slight noise of corona discharges and brushes disappeared, and sparks up to 250 cm in length, corresponding to a much higher voltage, occurred.
The current brought by the belts was found to be decreased (although we were hardly certain of what is normally measured), but the measurement of the additional power absorbed by the motor for the work in the electric field was almost double. Thus, the length of the sparks corresponded well to an increase in voltage and not to a facilitation of the discharge.
We were convinced that the explanation should be sought in a change in the ambient atmosphere, except for hygrometric variations, temperature, and pressure, the influence of which is
- 37 -
CHAPITRE VII
La Télétransmission de Cochem et l’influence
de la Tension des Générateurs Electrostatique.
Le générateur construit à Cochem en vue de la synthèse d’éléments radioactifs a un collecteur sphérique d’un mètre de diamètre supporté par un cylindre en bakélite de 30 cm. de diamètre à l’intérieur duquel, deux courroies de 30 cm. de largeur transportent les charges.
L’appareil fonctionnant dans l’air, nous obtenons dans les meilleures conditions une tension limite d’environ 650000 volts.
Mais, de temps en temps, sans raison apparente, le bruit léger des effluves et aigrettes disparaissait et des étincelles allant jusqu’à 250 cm. de longueur, correspondant à une tension beaucoup plus élevée, se produisaient.
Le courant apporté par les courroies trouvé en diminution (on n’était guère certain de celui que l’on mesure d’ordinaire), mais la mesure de la puissance supplémentaire absorbée par le moteur pour le travail dans le champ électrique était presque double. Ainsi la longueur des étincelles correspondait bien à une élévation de la tension et non pas à une facilitation de la décharge.
Nous étions persuadés qu’il fallait chercher l’explication dans un changement de l’atmosphère ambiante à l’exception des variations hygrométriques, température et pression dont l’influence est
insufficient to account for the observed phenomenon.
We will quickly proceed to examine the influence of the vapors of the solvents used to degrease the solid plates used for the hermetic sealing of the vacuum tube for ion condensation. Carbon tetrachloride was, in fact, the cause.
Here is an example taken from a note we published in the Comptes Rendus(40).
| I | II | III | |
|---|---|---|---|
| 1. | 50 | 34 | 600 |
| 2. | 51 | 39.5 | 1100 |
I Flow of charges carried by the belts in microamperes.
II Power absorbed by the motor, multiplied by its efficiency, to raise these charges from ground potential to that of the sphere; in watts.
III Sphere voltage V = W/I in kilovolts.
This increase of nearly 100% was obtained by evaporating 1 liter of CCl$_4$ in the room where the apparatus was located, which measures 500 m$^3$.
The interpretation of the effect of carbon tetrachloride is not easy. According to Mr. Jolot "the effect is due on the one hand to the presence of heavy molecules giving ions of low mobility and on the other hand to the presence of chlorine having a high electron affinity" 41).
The study by G.M. Kovalenko undertaken to elucidate this phenomenon(41) would justify a revisit of the question. He found that the increase varies from 1.8 to 2.5 times the voltage obtained in air, and that the potentials obtained in a compound atmosphere are equal to the sum of the potentials that would be obtained in the components at pressures respectively equal to their partial pressures in the mixture.
The effect of tetrachloride is at its maximum in the presence of a point and a sphere. This effect is comparable to the experiments of Natterer (1890) on the disruptive distances between electrodes immersed in different gases or vapors. He specifically shows that the disruptive distance for a given voltage is about 10 times smaller in carbon tetrachloride than in nitrogen.
N° 39
Insuffisants pour rendre compte du phénomène observé.
Nous allons rapidement consister à examiner l'influence des vapeurs
des solvants employés pour dégraisser les plateaux pleins qui servent à la
fermeture hermétique du tube à vide pour l'condensation d'ions. Le
tétrachlorure de carbone en était, en effet, la cause.
Voici un exemple tiré d'une note que nous avons publiée aux
comptes Rendus(40).
| I | II | III | |
|---|---|---|---|
| 1. | 50 | 34 | 600 |
| 2. | 51 | 39,5 | 1100 |
I Débit de charge emportées par les courroies en microampères.
II Puissance absorbée par le moteur, multipliée par son rendement, pour
remonter ces charges au potentiel du sol à celui de la sphère; en
watts.
III Tension de la sphère V = W/I en kilovolts.
Cet accroissement voisin de 100% fut obtenu en évaporant 1 litre
de CCl$_4$ dans le local, dans lequel se trouvait l'appareil, qui mesure 500 m$^3$.
L'interprétation de l'effet du tétrachlorure de carbone n'est pas
facile. D'après M. Jolot "l'effet est dû d'une part à la présence des
molécules lourdes donnant des ions de faible mobilité et d'autre part à la
présence de chlore ayant une grande électronaffinité" 41).
L'étude de G.M. Kovalenko entreprise pour élucider ce phénomène(41)
justifierait une reprise de la question. Il a trouvé que l'augmentation
varie de 1, 8 à 2,5 fois la tension que l'on obtient dans l'air, que les
potentiels obtenus dans une atmosphère composée sont égaux à la somme des
potentiels que l'on obtiendrait dans les composants à des pressions
respectivement égales à leurs pression partielles dans le mélange.
L'effet du tétrachlorure est à son maximum en présence d'une pointe
et une sphère. Cet effet est à rapprocher des expériences de Natterer (1890)
sur les distances disruptives entre des électrodes plongées dans des gaz
différents ou des vapeurs. Il montre en particulier que la distance disruptive
pour une tension donnée est environ 10 fois plus petite dans le tétrachlorure
de carbone que dans l'azote.
- 39 -
According to the results of W. Kowalski, the capacity of the collector could be considered as consisting of two parts. One is the capacity in air, the other in the gas in question at its partial pressure.
The two capacities would act in a series circuit, leading to a decrease in total capacity and an increase in voltage with the same charge.
Unfortunately, this is nothing more than a way of looking at it.
Besides the harmful effect of inhaling CCl$_4$, it should be noted that under the influence of discharges, phosgene (COCl$_2$) is formed, which is an asphyxiant.
CH$_2$Cl$_2$ (freon) produces the same effect on the points as CCl$_4$, but to a notably more marked degree.
- 39 -
D'après les résultats de W. Kowalski on pourrait considérer la capacité du collecteur comme constituée de deux parties. L'une la capacité dans l'air l'autre dans le gaz en question à sa pression partielle.
Les deux capacités agiraient selon un certain circuit en série d'où la diminution de la capacité totale et l'accroissement de la tension avec la même charge.
Ce n'est malheureusement pas plus qu'une façon de voir.
En dehors de l'effet nuisible de l'inspiration du CCl$_4$, il faut remarquer que sous l'influence des décharges il se forme du phosgène (COCl$_2$) qui est asphyxiant.
Le CH$_2$Cl$_2$ (fréon) produit le même effet sur les pointes que le CCl$_4$, à un degré notablement plus marqué.
- 40 -
CHAPTER VIII
Conclusions
We have removed the pole pieces from the Kirkpatrick voltmeter and have shown that the linearity of the device is preserved. This simplification makes the device more useful for measuring very high voltages. The only disadvantage that results is the necessity of recalibration each time the device itself or surrounding objects are moved.
The spherical pendulum electrometer requires careful damping, otherwise one must take the average between the limiting amplitudes. It is less stable than the rotary voltmeter.
We have made small openings near the electrostatic valve to equalize the pressure on both sides at the moment of its lifting; this allows more consistent readings to be obtained.
The electrostatic valve is a very convenient means for absolute calibration (spherical collectors only) at high voltages of devices giving continuous readings.
The work method that we have proposed always gives the lower limit of the voltage. It is entirely general and applicable to collectors of any shape.
The action of CCl$_4$, discovered in the course of our work, could be explained as follows. Because of the electroaffinity of chlorine and the low mobility of the CCl$_4$ molecule—mobility being inversely proportional to the square root of molecular weight—the sphere rapidly becomes enveloped in a layer in which the proportion of CCl$_4$ molecules predominates. Losses decrease and the voltage rises.
It is important to verify this hypothesis experimentally, for it would establish that a charged electrode separates certain molecules according to their mobility, producing a higher concentration of heavy molecules.
- 40 -
CHAPITRE VIII
Conclusions
Nous avons supprimé les pièces polaires du voltmètre Kirkpatrick et avons montré que la linéarité de l'appareil est conservée. Cette simplification rend l'appareil plus utile pour mesurer les tensions très élevées. Le seul inconvénient qui en résulte est la nécessité de réétalonnage chaque fois qu'un déplacement de l'appareil lui-même ou des objets avoisinants est fait.
L'électromètre à pendule sphérique nécessite un amortissement soigné sans quoi il faut prendre la moyenne entre les amplitudes limites. Il est moins stable que le voltmètre rotatif.
Nous avons pratiqué de petites ouvertures au voisinage de la soupape électrostatique pour égaliser la pression de part et d'autre au moment de son soulèvement cela permet d'obtenir des lectures plus concordantes.
La soupape électrostatique est un moyen très commode pour l'étalonnage absolu (collecteurs sphériques seulement) à des tensions élevées des appareils donnant des lectures continues.
La méthode de travail que nous avons proposée donne toujours la limite inférieure de la tension. Elle est tout à fait générale et elle est applicable à des collecteurs de toute forme.
L'action du CCl$_4$, découverte au cours de notre travail pourrait s'expliquer de la façon suivante. A cause de l'électroaffinité du chlore et la faible mobilité de la molécule du CCl$_4$, la mobilité étant inversement proportionnelle à la racine carrée du poids moléculaire, la sphère se trouve rapidement enveloppée d'une couche dans laquelle la proportion de molécules le CCl$_4$ l'emporte. Les pertes diminuent et la tension s'élève.
Il est important de vérifier cette hypothèse expérimentalement car on aurait établi qu'une électrode chargée séparerait certaines molécules d'après leurs mobilité produisant une concentration plus élevée de molécules lourds.
- 41 -
akin to a mirage. One would thus have another industrial means of separating a non-conducting gaseous or liquid mixture into its constituents according to their molecular weights. Certain isotopes could be separated in this manner.
- 41 -
à un mirage. On aurait ainsi un autre moyen industriel de séparation d'un mélange gazeux ou liquide non conducteur en ses constituants d'après leurs poids moléculaires. Certains isotopes pourraient être séparés de cette manière.
BIBLIOGRAPHY
1) P. Joliot, M. Feldenkrais et A. Lazard. C.R. 202, 1936, p. 291.
2) M. Pauthenier et Mme. M. Moreau-Hanot. C.R. 202, 1936, p. 929.
3) Conf. Intern. 1937, Paris, A. Palm, Session 24 Juin - 2 Juillet.
4) Conf. Intern. 1937, Paris, K. Drewnowski, Session 24 Juin - 2 Juillet.
5) Abraham et Villard. Journ. de Phys. 5 ème série t. 1 Juillet 1911, p. 525.
6) William Thomson, Papers on Electrost. & Magnetism (McMillan & Co.) 1872.
7) A. Palm. S. Techn. Phys. Vol. X, 1920, p. 137.
A. Palm. Elektr. Z. Vol. 47, 1926, p. 873.
8) H. Starke et R. Schröder. Arch. Elektr., Vol. 20, 1928, p. 115.
H. Starke et R. Schröder. Arch. Elektr., Vol. 26, 1932, p. 279, D.R.P. 515227.
9) R.W. Sorensen, J.E. Hobson et S. Ramo. Electr. Eng. Vol. 54, 1935, p. 651.
10) Rueter. Elektr. Z. Vol. 55, 1934, p. 833.
11) Bjerkness. Wied. Ann. Vol. 48, 1892, p. 594.
12) W.M. Thornton. J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 1273.
W.M. Thornton. J.I.E.E., Vol. 71, 1932, p. 1.
13) Tschernyscheff. Phys. Zeitschr. 1910.
14) A. Mathias. Elektrizitätswirtschaft, Vol. 25, 1926, p. 297.
15) P. Kirkpatrick et J. Miyake. Rev. Scient. Instr. Vol. 3, 1932, p. 1 & 430.
16) M. Pauthenier, M. Feldenkrais et L. Vigneron. C.R. t. 205, 1937, p. 117.
17) Thornton, Waters & Thomson, J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 535.
Thornton, J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 1273.
Thornton, J.I.E.E., Vol. 79, 1936, p. 483.
18) Whitehead et Ischiki, J.I.A.E.E., 1920, p. 444.
Trans, A.I.E.E., 1920, p. 1056.
19) A. Palm. S. Techn. Physik. Vol. 4, 1923, p. 233.
E.T.Z. 1926, p. 873.
20) L.E. Ryall. World Power, Vol. 1, 1924, p. 228.
J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 409.
21) Töpler. Arch. Elektr. Vol. 30, 1936, p. 665.
22) Keinath. Technik der Messgeräte, Oldenburg, Munich, 1928.
E. Wilkinson. Elektr. Z., Vol. 54, 1935, p. 627.
23) Thornton. World Power, Vol. 26, 1936, p. 69.
24) F.W. Peek. Proc. A.I.E.E., 1914, p. 889.
25) K.H. Stehberger. Ann. Phys., Vol. 18, 1933, p. 586.
BIBLIOGRAPHIE
1) P. Joliot, M. Feldenkrais et A. Lazard. C.R. 202, 1936, p. 291.
2) M. Pauthenier et Mme. M. Moreau-Hanot. C.R. 202, 1936, p. 929.
3) Conf. Intern. 1937, Paris, A. Palm, Session 24 Juin - 2 Juillet.
4) Conf. Intern. 1937, Paris, K. Drewnowski, Session 24 Juin - 2 Juillet.
5) Abraham et Villard. Journ. de Phys. 5 ème série t. 1 Juillet 1911, p. 525.
6) William Thomson, Papers on Electrost. & Magnetism (McMillan & Co.) 1872.
7) A. Palm. S. Techn. Phys. Vol. X, 1920, p. 137.
A. Palm. Elektr. Z. Vol. 47, 1926, p. 873.
8) H. Starke et R. Schröder. Arch. Elektr., Vol. 20, 1928, p. 115.
H. Starke et R. Schröder. Arch. Elektr., Vol. 26, 1932, p. 279, D.R.P. 515227.
9) R.W. Sorensen, J.E. Hobson et S. Ramo. Electr. Eng. Vol. 54, 1935, p. 651.
10) Rueter. Elektr. Z. Vol. 55, 1934, p. 833.
11) Bjerkness. Wied. Ann. Vol. 48, 1892, p. 594.
12) W.M. Thornton. J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 1273.
W.M. Thornton. J.I.E.E., Vol. 71, 1932, p. 1.
13) Tschernyscheff. Phys. Zeitschr. 1910.
14) A. Mathias. Elektrizitätswirtschaft, Vol. 25, 1926, p. 297.
15) P. Kirkpatrick et J. Miyake. Rev. Scient. Instr. Vol. 3, 1932, p. 1 & 430.
16) M. Pauthenier, M. Feldenkrais et L. Vigneron. C.R. t. 205, 1937, p. 117.
17) Thornton, Waters & Thomson, J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 535.
Thornton, J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 1273.
Thornton, J.I.E.E., Vol. 79, 1936, p. 483.
18) Whitehead et Ischiki, J.I.A.E.E., 1920, p. 444.
Trans, A.I.E.E., 1920, p. 1056.
19) A. Palm. S. Techn. Physik. Vol. 4, 1923, p. 233.
E.T.Z. 1926, p. 873.
20) L.E. Ryall. World Power, Vol. 1, 1924, p. 228.
J.I.E.E., Vol. 69, 1931, p. 409.
21) Töpler. Arch. Elektr. Vol. 30, 1936, p. 665.
22) Keinath. Technik der Messgeräte, Oldenburg, Munich, 1928.
E. Wilkinson. Elektr. Z., Vol. 54, 1935, p. 627.
23) Thornton. World Power, Vol. 26, 1936, p. 69.
24) F.W. Peek. Proc. A.I.E.E., 1914, p. 889.
25) K.H. Stehberger. Ann. Phys., Vol. 18, 1933, p. 586.
43
26) Trümper. Arch. Elektr. Vol. 26, 1932, p. 562.
27) Tokoi Yamaguchi et Kunimoto Miyamoto. Bull. Chem. Soc. Japan, Vol. 9, 1934, p. 125.
28) E. Rupp. Ann. Phys. Vol. 20, 1934, p. 594.
29) Drysdale. J.I.E.E., Vol. 72, 1933, p. 377.
30) Watson. J.I.E.E., 1909.
31) A. Palm. Z.T.P. No. 10, 1933.
32) W.M. Thornton & W.G. Thompson. J.I.E.E., Vol. 71, 1932, p. 1.
33) H. Müller. E.T.Z. 1933, p. 1379.
34) Meador. El. Eng., 1934, p. 942.
35) F.W. Peek. Dielectric Phenomena, p. 65 (McGraw-Hill).
36) P. de la Gorge. Génie Civil. Vol. 98, p. 68.
37) Stranathan, Particles of Modern Physics.
38) W. Duane & F.L. Hunt. Phys. Rev. 6, 1915, p. 166.
38a) C.R. Howe. Rev. Scient. Instr. 1, 1930, p. 709.
39) J.B. Meador. Elect. Eng. 53, 1934, p. 942.
40) M. Feldenkrais. C.R. t. 202, 1936, p. 1094.
41) G.M. Kovalenco. C.R. de l'Acad. Scien. U.S.S.R. 148, 1937, p. 916.
42) W. Thomson. Phil. Mag. 1855, Avril & Mai.
43
26) Trümper. Arch. Elektr. Vol. 26, 1932, p. 562.
27) Tokoi Yamaguchi et Kunimoto Miyamoto. Bull. Chem. Soc. Japan, Vol. 9, 1934, p. 125.
28) E. Rupp. Ann. Phys. Vol. 20, 1934, p. 594.
29) Drysdale. J.I.E.E., Vol. 72, 1933, p. 377.
30) Watson. J.I.E.E., 1909.
31) A. Palm. Z.T.P. No. 10, 1933.
32) W.M. Thornton & W.G. Thompson. J.I.E.E., Vol. 71, 1932, p. 1.
33) H. Müller. E.T.Z. 1933, p. 1379.
34) Meador. El. Eng., 1934, p. 942.
35) F.W. Peek. Dielectric Phenomena, p. 65 (McGraw-Hill).
36) P. de la Gorge. Génie Civil. Vol. 98, p. 68.
37) Stranathan, Particles of Modern Physics.
38) W. Duane & F.L. Hunt. Phys. Rev. 6, 1915, p. 166.
38a) C.R. Howe. Rev. Scient. Instr. 1, 1930, p. 709.
39) J.B. Meador. Elect. Eng. 53, 1934, p. 942.
40) M. Feldenkrais. C.R. t. 202, 1936, p. 1094.
41) G.M. Kovalenco. C.R. de l'Acad. Scien. U.S.S.R. 148, 1937, p. 916.
42) W. Thomson. Phil. Mag. 1855, Avril & Mai.
Fig. 1 — Spherical Balance Electrometer
Legend: A = sphere under voltage; B = mobile sphere; C = bicycle wheel; D = metal bar; E = lateral guide; f = suspension wire; G = clamping ring; H, J = damper (liquid weight); P = balancing weight; scale −2, 1, 0, 1, 2, +; telescopic foot; silk thread; fork.
Fig. 2 — Geometry of Electrical Images
Legend: P = position of charge (q); P′ = position of image (q′); O = center of sphere B; S = point on surface; a = radius; f = distance OP; r, r′ = distances PS and P′S.
Fig. 3 — Rotary Voltmeter
(Photograph of the apparatus)
Fig. 1 — Électromètre à balance sphérique
Légende : A = sphère sous tension ; B = sphère mobile ; C = roue de bicyclette ; D = barre métallique ; E = guidage latéral ; f = fil de suspension ; G = bague de serrage ; H, J = amortisseur (poids liquide) ; P = poids d'équilibrage ; échelle −2, 1, 0, 1, 2, + ; pied télésc. = pied télescopique ; fil de soie ; fourche.
Fig. 2 — Géométrie des images électriques
Légende : P = position de la charge (q) ; P′ = position de l'image (q′) ; O = centre de la sphère B ; S = point sur la surface ; a = rayon ; f = distance OP ; r, r′ = distances PS et P′S.
Fig. 3 — Voltmètre Rotatif
(Photographie de l'appareil)
Fig. 4 — Rotor Positions of the Rotary Voltmeter
Legend: A, B = electrodes (+); R = rotor (divided cylinder); G = galvanometer.
Position A₁ and B₂ after ½ turn; Position B₁ and A₂ after ½ turn.
Fig. 7 — Calibration Curve: Rotary Voltmeter vs. Electrostatic Pressure
Axes: Ordinate = Voltage by rotary voltmeter (0–400 kV); Abscissa = Voltage by electrostatic pressure (0–400 kV).
Fig. 5 — Calibration of the Rotary Voltmeter
Scales: (1 mm = 1 kV) Voltage; (1 mm = 0.5 × 10⁻⁸ A) Current.
K = 0.56 × 10⁻⁸ Amp per Kilovolt.
Fig. 4 — Positions du rotor du voltmètre rotatif
Légende : A, B = électrodes (+) ; R = rotor (cylindre divisé) ; G = galvanomètre.
Position A₁ et B₂ après ½ tour ; Position B₁ et A₂ après ½ tour.
Fig. 7 — Courbe d'étalonnage : Voltmètre rotatif vs. Pression électrostatique
Axes : Ordonnée = Tension par voltmètre rotatif (0–400 kV) ; Abscisse = Tension par pression électrostatique (0–400 kV).
Fig. 5 — Étalon du voltmètre rotatif
Échelles : (1 mm = 1 kV) Tension ; (1 mm = 0,5 × 10⁻⁸ A) Courant.
K = 0,56 × 10⁻⁸ Amp par Kilovolt.
Fig. 6 — Electrostatic Valve
Legend: spherical cap (valve); quartz capillary tube; weight nut (suppl.).
Note: fig. 7 after fig. 4.
Fig. 8 — Van de Graaff Generator Schematic
Legend: metal sphere; platinum wire (corona charger); insulating column; one of two belts; Motor; 13 kV / 110 V circuit; (+) and (−) = polarities; μA = microammeter; platinum wire.
Fig. 6 — Soupape électrostatique
Légende : calotte sphérique (soupape) ; tube capillaire en quartz ; écrou poids (supplém.).
Note : fig. 7 après fig. 4.
Fig. 8 — Schéma du générateur Van de Graaff
Légende : sphère métallique ; fil en platine (chargeur corona) ; colonne isolante ; l'une des deux courroies ; Moteur ; circuit 13 kV / 110 V ; (+) et (−) = polarités ; μA = microampèremètre ; fil de platine.
Fig. 9 — Current Measurement Circuit
Legend: Kenotron (p) = rectifier tube; U′ = voltage; A (1, 2) = ammeters; insulating supports; one of the belts.
Fig. 10 — Charges Carried by Belts and Leakage from Supports
Upper graph: Microamp. readings (1) and (2) as a function of belt speed.
Normal belt speed; U = 11.0 kV; Umax = 11.0 kV; Imax = 10 Amp.
Lower graph: Effect of belt speed; U = 9.0 kV; Umax = 11.0 kV; Imax = 1.0 Amp.
Fig. 9 — Circuit de mesure du courant
Légende : Kénotron (p) = tube redresseur ; U′ = tension ; A (1, 2) = ampèremètres ; supports isolants ; l'une des courroies.
Fig. 10 — Charges composées par les courroies et fuites des supports
Graphique supérieur : Indications du microamp. (1) et (2) en fonction de la vitesse des courroies.
Vitesse normale des courroies ; U = 11,0 kV ; Umax = 11,0 kV ; Imax = 10 Amp.
Graphique inférieur : Effet de la vitesse des courroies ; U = 9,0 kV ; Umax = 11,0 kV ; Imax = 1,0 Amp.
Fig. 11 — Ratio of Charge on Sphere to Current Discharged
Title: Ratio of charge existing on sphere to established current discharged by wires at the same instant.
Axes: Ordinate = 0–50%; Abscissa = Voltage U′ (0–100).
U = 1.18 U′.
Fig. 11 — Rapport de la charge sur la sphère au courant débité
Titre : Rapport de la charge existant sur la sphère en courant établi débité par les fils au même instant.
Axes : Ordonnée = 0–50 % ; Abscisse = Tension U′ (0–100).
U = 1,18 U′.
Fig. 12 — Wire Discharge by Corona Effect (I)
Axes: Ordinate = Current I (0–1200 μA); Abscissa = Voltage (in volts).
Curves: Under load; In operation; With CCl₄; At rest / idle.
Scales: I: 1 mm = 1×10⁻⁸ Amp; U: 1 mm = 1 volt; τ = 100 volts / 10 min − 5 min.
Fig. 12 — Débit des fils par effet corona (I)
Axes : Ordonnée = Courant I (0–1200 μA) ; Abscisse = Tension (en volts).
Courbes : En charge ; En marche ; Avec CCl₄ ; À vide / au repos.
Échelles : I : 1 mm = 1×10⁻⁸ Amp ; U : 1 mm = 1 volt ; τ = 100 volts / 10 min − 5 min.
Fig. 13 — Measurement of Power Absorbed by the Electric Field
Axes: Ordinate = ΔW (in watts); Abscissa = Voltage V.
Title: Additional power taken by charging wires when raising the sphere.
With CCl₄ (r = 6.8); K = 34/34 = 70%; ΔWmax = 20 watts; Vmax = 1500.
Note: V × I is the voltage of the belt charging wires.
Fig. 14 — Sphere Voltage as a Function of Additional Power
Axes: Ordinate = V (in kilovolts), Sphere voltage; Abscissa = Additional power.
With CCl₄ (r = 6.8); K = 600/680 = 86.5%; Comparison with Wimshurst machine.
Fig. 13 — Mesure de la puissance absorbée par le champ électrique
Axes : Ordonnée = ΔW (en watts) ; Abscisse = Tension V.
Titre : Supplément de puissance pris par les fils chargeurs en augmentant la sphère.
Avec CCl₄ (r = 6,8) ; K = 34/34 = 70 % ; ΔWmax = 20 watts ; Vmax = 1500.
Note : V × I est la tension des fils chargeurs des courroies.
Fig. 14 — Tension de la sphère en fonction de la puissance supplémentaire
Axes : Ordonnée = V (en kilovolts), Tension de la sphère ; Abscisse = Puissance supplémentaire.
Avec CCl₄ (r = 6,8) ; K = 600/680 = 86,5 % ; Comparaison avec machine Wimshurst.
SECOND THESIS
PROPOSITIONS GIVEN BY THE FACULTY
On the absorption of ultrasonic waves in liquids.
Seen and approved
Paris,
The Dean of the Faculty of Sciences.
Seen and permission to print granted.
The Rector of the Academy of Paris.
LIBRARY
UNIVERSITY
OF PARIS
THE SORBONNE
DEUXIÈME THÈSE
PROPOSITIONS DONNÉES PAR LA FACULTÉ
Sur l'absorption des ondes ultra-sonores dans les liquides.
Vu et approuvé
Paris, le
Le Doyen de la Faculté des Sciences.
Vu et permis d'imprimer.
Le Recteur de l'Académie de Paris.
BIBLIOTHÈQUE
UNIVERSITÉ
de PARIS
LA SORBONNE